L’agence nationale de sécurité du médicament met en garde contre les médicaments à base de Metformine, prescrits pour les diabétiques

Un point d’information daté du 6 décembre 2019 a jeté un véritable pavé dans la mare. La Metformine, un médicament générique de première intention dans le traitement du diabète de type 2 a attiré l’attention des autorités sanitaires. Déjà épinglée par la revue médicale Prescrire qui classait le traitement antidiabétique comme « médicament à éviter en 2020 », la Metformine fait toujours l’objet d’analyses après la découvertes d’impuretés « sans risque aigu pour la santé ».  Cette information a également été reprise par nos confrères de France TV Info et a été relayée par l’agence de presse Reuters.

La Metformine, un médicament antidiabétique dans le viseur de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM). Selon cette autorité sanitaire, des traces de nitrosamine (NDMA), un composé chimique azoté jugé « probablement cancérogène » par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), auraient été découvertes début décembre dans des médicaments à base de metformine commercialisés hors Union Européenne.

« Cancérogènes probables chez l’humain »

Comme le relaye l’Agence Fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS) , l’Agence Européenne du Médicament a classé la molécule NDMA comme « cancérogène probable chez l’humain » en conclusion d’études menées sur l’animal. Toutefois, l’ANSM soutient que les impuretés découvertes dans les lots de médicaments ont été retrouvées « à un niveau inférieur » que celles auxquelles nous sommes exposés via « l’eau et la nourriture ». Une nuance rassurante puisque l’autorité sanitaire signifie que la nitrosodimethylamine présente dans le médicament antidiabétique Metformine « ne présente pas de risque aigu pour la santé ».

Des vérifications en cours

Si la Metformine est toujours l’objet de vérifications de l’Agence, cette autorité tient toutefois à rassurer les patients dépendants de ce traitement du diabète de type 2. Toujours selon les informations de l’ANSM ,  la prudence est de mise puisque l’agence sanitaire recommande aux patients « de ne pas interrompre leur traitement à base de metformine car les risques de son interruption présentent plus de dangers que ceux qui seraient liés aux traces éventuelles d’impuretés. »

Une interruption dangereuse

Pour dissuader les patients d’interrompre ce traitement générique, l’ANSM évoque explicitement les risques liés à l’arrêt comme « des maladies cardiaques, des lésions des reins, des problèmes oculaires ou des lésions au niveau des pieds pouvant entraîner une amputation. » Dans un souci de prévention des risques, l’agence sanitaire invite les patients atteints de diabète de type 2 de « contacter un professionnel de santé pour toute question sur le traitement »

Qu’est-ce que le diabète de type 2 ?

Touchant davantage les personnes atteintes de surpoids, le diabète de type 2 est caractérisé par un taux élevé de glucose dans le sang contrairement à celui de type 1 qui tire son origine d’une absence de sécrétion d’insuline par le pancréas. Cette maladie est généralement accompagnée de symptômes tels qu’une envie fréquente d’uriner, des infections plus fréquentes, une vision trouble et une augmentation de la faim et de la soif. Souvent, le diabète de type 2 est déterminé par des facteurs génétiques (hérédité) ou de corpulence car il touche particulièrement les personnes en surpoids ou obèses.

Comment prévenir le diabète ?

En sus de la prise du traitement prescrit par le médecin, il existe des mesures complémentaires pour accompagner les patients diabétiques dans la gestion de leur maladie. Pour cela, il est important de limiter sa consommation d’aliments riches en glucose tels que les bananes, le riz blanc, les confiseries et les pommes de terre. Mesurer sa glycémie régulièrement et pratiquer une activité physique en concertation avec son médecin sont également de bonnes mesures pour contrôler son diabète.

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