La dernière girafe blanche du Kenya et son petit sont tués par des braconniers

La nature repose sur un équilibre bien précis et par conséquent vulnérable. L’activité de l’Homme, autrefois en symbiose avec celle de la nature, n’a cessé d’augmenter et de perturber cette harmonie. Nous nous rendons aujourd’hui compte des effets néfastes que nous avons sur la faune et la flore. A cet effet, les gouvernements et les associations s’efforcent de préserver le peu de diversité qu’il nous reste, mais ce n’est malheureusement pas toujours suffisant face au danger. Au Kenya, des braconniers tuent la dernière girafe blanche femelle ainsi que son petit. Une information relayée par nos confrères du journal Le Monde et Ouest France.

C’est une triste nouvelle qui nous vient d’Afrique, une girafe ainsi que son petit, ayant une condition génétique extrêmement rare qui s’apparente à de l’albinisme, appelé leucisme, sont chassés puis tués par des braconniers sans vergogne au Kenya. Découvrez les détails de cette histoire.
La dernière girafe blanche du Kenya

La dernière femelle de son espèce

C’est un triste jour pour les amis des bêtes. Une association se trouvant à l’Est du Kenya dans la réserve de Garissa aurait annoncé le 10 Mars la mort de l’unique girafe blanche femelle du pays ainsi que son petit. Les deux animaux possédaient une condition génétique extrêmement rare appelée leucisme. Celle-ci s’apparente à de l’albinisme car rendant la peau blanche, mais est différente d’un point de vue génétique.

La dernière girafe blanche du Kenya

Les corps des deux girafes auraient été retrouvés « à l’état de squelette après avoir été tués par des braconniers ». C’est un réel coup dur pour le pays, il est à savoir qu’aucun autre pays au monde n’abritait de tels animaux. De cette espèce, il ne reste qu’un seul mâle qui était un enfant de la femelle abattue.

C’est dans un communiqué officiel que le directeur d’une association locale gérant la réserve revient sur la mort de ces girafes. «  Cette tuerie est un coup dur pour les mesures importantes prises par la communauté pour préserver des espèces rares et un appel à la vigilance pour un soutien continu aux efforts de protection » a déclaré Mohamed Ahmednoor, directeur de l’association Ishaqbini Hirola.

Le braconnage en Afrique

La diversité de la faune sauvage en Afrique est un de ses grands atouts, c’est pour cette raison que le braconnage inquiète fortement les gouvernements. Et pour cause, au Kenya justement et en 2017, près de 69 éléphants ainsi que 9 rhinocéros ont été tués. L’éléphant, qui est un des animaux les plus emblématiques du continent africain est également en réel danger face à des braconniers avides : Ses défenses sont prisées et vendues à prix d’or, il en est de même pour les cornes de rhinocéros. Des spécialistes estiment que ces objets sont destinés au marché asiatique où ils sont utilisés dans la médecine traditionnelle, relaie France Info.

Au delà des dégâts occasionnés à la biodiversité, le braconnage pose une réelle menace au tourisme, l’un des secteurs économiques les plus importants du continent. En effet, les animaux sauvages et surtout ceux qui sont rares constituent une réelle attraction touristique et un revenu non négligeable pour des pays encore en voie de développement. Selon un article du journal Le point, le braconnage coûte près de 62 milliards d’euros à ces pays, soit un réel coup dur pour l’économie du continent africain.

C’est pour cette raison que les pays africains ont pris des mesures fortes pour protéger leur faune et flore, « le nombre de rhinocéros protégés au Kenya est passé de 300 il y a trente ans à plus de 1 200 aujourd’hui. Et nous avons 35 000 éléphants contre seulement 16 000 il y a 30 ans » aurait déclaré le ministre du tourisme kényan.

Lire aussi J’ai gagné 46 millions d’euros à la loterie il y a dix ans… mais je ne l’ai pas dit à ma famille

Contenus sponsorisés