Selon un responsable, la Chine aurait détruit les premiers échantillons de coronavirus

Depuis le début de l’épidémie de coronavirus, les tirs croisés entre la Chine et les Etats-Unis se multiplient. Après avoir affirmé que Pékin était responsable de centaines de milliers de morts causés par la covid-19, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo s’en est à nouveau pris à la Chine en l’accusant d’avoir « détruit des échantillons ». Si les responsables chinois ont dans un premier temps refusé de répondre clairement à ces accusations, Le New York Times rapporte que Liu Dengfeng, un responsable du département des sciences et de l’éducation de la Commission nationale de la santé, a admis lors d’une conférence de presse que les premiers échantillons avaient été détruits, dans un souci de « biosécurité ».

Depuis la propagation du sars-cov-2 à travers le monde, entre Pékin et Washington, tous les coups (ou presque) sont permis. Le chef de la diplomatie américaine a dénoncé le fait que la Chine « refusait toujours de partager les informations » dont le gouvernement américain avait besoin pour protéger la population, peut-on lire sur le Figaro. Pour Mike Pompeo « ils savaient », puis d’ajouter que « la Chine aurait pu prévenir la mort de centaines de milliers de personnes à travers le globe » empêchant ainsi « le monde de plonger dans un profond mal-être économique ».

donald trump

Origine du coronavirus : beaucoup de théories, très peu de réponses

Où le virus qui a infecté près de 5 millions de personnes à travers le monde a-t-il émergé ?  Afin de comprendre pourquoi est comment le coronavirus est apparu, les spéculations fusent, mais aucune preuve irréfutable n’a encore été établie. Pour tenter d’y voir plus clair, dans le premier épisode de son enquête « Le coronavirus sort-il d’un laboratoire ? », le Mondeapporte quelques éléments de réponses. « Il y a beaucoup de choses que l’on ne sait pas », voilà ce qu’on a pu entendre en boucle pendant ces trois derniers mois. Certains affirment même que le virus serait le résultat d’une fabrication humaine.

laboratoire chinois

Pour démêler le vrai du faux, la journaliste du Monde commence par expliquer qu’il est possible de fabriquer un virus artificiel. Toutefois, si on sait aujourd’hui reproduire des virus que l’on connait, il est beaucoup plus compliqué de fabriquer de nouveaux virus. Mais pour cela, encore faut-il que le sars-cov-2 partage une partie importante de son génome avec d’autres virus déjà présents, ce qui n’est vraisemblablement pas le cas. Autre argument en faveur de la thèse d’un virus naturel, la façon dont le nouveau coronavirus reconnait les cellules humaines ne collerait pas avec la théorie d’un virus artificiel.

En somme, pour créer un virus artificiellement, « il aurait fallu réécrire artificiellement une partie très importante de son génome », ce qui est particulièrement compliqué, explique le journal. Pour conclure que si le sars-cov-2 est très probablement d’origine naturel, il n’en reste pas moins, qu’il est tout à fait possible qu’il se soit retrouvé dans un laboratoire à un moment.

Pour des raisons de biosécurité

raison de securite

Selon le New York Times, qui rapporte une information relayée par le South China Morning Post, c’est l’argument qu’apporte Liu Dengfeng, un responsable de la Commission nationale de la santé, lorsqu’il admet que les premiers échantillons de virus ont été détruits dans des laboratoires en Chine. Lors d’une conférence de presse, le scientifique explique que cela faisait partie de la procédure standard. S’il ne donne aucune information sur la provenance du sars-cov-2, il explique que les autorités chinoises ont détruit les premiers échantillons afin de « prévenir le risque pour la sécurité biologique du laboratoire et prévenir les catastrophes causées par des agents pathogènes non identifiés ».

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