Jugée trop sexy sur Instagram, une pompière perd son travail

Parfois, les réseaux sociaux peuvent mettre à mal notre carrière. Certaines photos compromettantes peuvent nuire à notre image et même conduire à un licenciement. Quelquefois, ces remerciements peuvent être considérés comme abusifs selon les contrats. Cela a été le cas pour cette femme pompière qui a perdu son emploi à cause de certaines de ses photos jugées sexy. Les publications de cette influenceuse ont été dans le viseur de sa caserne qui n’a pas manqué de la démettre de ses fonctions. Ce témoignage nous est relayé par nos confrères de la chaîne d’informations BFM TV.

Si l’usage des sites communautaires peut être utile pour nous rapprocher, ces derniers ne sont pas sans dérives puisqu’ils ont des conséquences sur nos vies quotidiennes. Les réseaux sociaux peuvent même nous exposer au licenciement au vu de certaines de nos publications. Cette pompière en est la preuve vivante. A cause de ses photos jugées trop « sexy » sur Instagram, la jeune femme a dû être démise de ses fonctions.  Elle a ensuite poursuivi la caserne pour licenciement abusif en raison de son genre.

Une frontière floue

Jugée trop sexy sur Instagram

Une pompière de 27 ans a été licenciée de sa caserne. La raison ? Ses photos sur Instagram ont été jugées trop « sexy » par ses supérieurs. Pour son employeur, la frontière entre sa vie personnelle et son emploi était devenue trop floue. Presley Pritchard, la femme en question, a qualifié cette décision de sexiste car ses collègues masculins n’avaient pas été compromis par leurs publications sur leur réseau de partage de photos. Une différence de traitement qu’elle qualifie de sexiste car elle qualifie son licenciement d’« abusif » et l’attribue essentiellement à son genre.

Une influenceuse fitness

Si les photos de la pompière ont pu être jugées comme provoquantes, c’est essentiellement à cause des commentaires de ses collègues et de ses abonnés sur Instagram. Quelquefois, Presley Pritchard pose dans son uniforme de pompière, chose à laquelle ses followers répondent par des réactions vives et enthousiastes.

Jugée trop sexy sur Instagram

Un deux poids, deux mesures

Dans des propos relayés par nos confrères de Vice, la jeune femme pompière explique que ses supérieurs lui ont plusieurs fois fait la remarque d’arrêter de publier ses photos sexy. Selon Presley, ses collègues masculins n’ont jamais été réprimandés pour leurs contenus sur Instagram. Aux journalistes de Vice, elle raconte : « C’est hypocrite. […] Les calendriers de pompiers sexy sont courants mais si c’était des femmes, tout le monde les traiterait de dévergondées. Pour les hommes, c’est normal. » La jeune femme considérait qu’être dans cette caserne était comme « marcher sur des œufs ». Une situation qui lui a valu de poursuivre ses employeurs en justice pour le « stress émotionnel » qu’ils lui ont causé.

Jugée trop sexy sur Instagram

Un délai de suppression

A cause de la « frontière floue entre vie personnelle et professionnelle », les employeurs ont exigé de la jeune influenceuse de supprimer les photos où elle portait sa tenue de travail. Le délai de suppression était de 5 jours. Pour Presley, ses employeurs lui auraient donné l’autorisation de mettre ce type de contenus en ligne. Sa caserne n’a pas réagi suite à la publication d’articles relayant cette histoire.

Une clause contractuelle

Pour ses employeurs, leur licenciement est justifié. Et pour cause, ce motif est explicitement signifié dans le contrat. Ce comportement aurait violé « la clause de ne pas s’engager dans une conduite qui dénigrerait sa caserne. » Les employeurs expliquent également au DailyMail que la pompière aurait posé dans son lieu de travail et aurait utilisé certains vêtements pour en tirer un profit financier. La jeune femme a un revenu complémentaire avec son travail d’influenceuse où elle dispose de partenariat avec plusieurs marques.

Qu’est-ce que le slut-shaming ?

Largement relayé par les médias, le concept de slut-shaming désigne le fait de rabaisser ou culpabiliser une femme en raison de son comportement sexuel. Les raisons peuvent aller de sa tenue vestimentaire au nombre de ses partenaires ou encore de ses pratiques amoureuses. Les méfaits de cette stigmatisation peuvent altérer l’image des femmes mais également la vision qu’elles se font de leur féminité et de leur affirmation de soi. Le slut-shaming peut même conduire à du harcèlement moral et sexuel sur le lieu de travail ou encore dans le système éducatif.

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