Jugés pas assez intelligents, des parents perdent la garde de leurs enfants

Opinion

Qu’est-ce qu’un bon parent ? Est-ce celui qui transmet à ses enfants de l’amour et des valeurs ou celui qui les aide à s’enrichir intellectuellement parlant ? Dans un témoignage choquant relayé par le site Daily Mail, des parents ont perdu la garde de leurs deux fils après avoir eu un mauvais score au test de QI. 

Des parents prénommés Amy Fabbrini et Eric Ziegler, résidant dans l’État de l’Oregon aux Etats-Unis, ont vécu une expérience douloureuse. Selon le média local The Oregonian, les parents se battent pour récupérer leurs deux enfants qui leur ont été retirés par les services sociaux.

Ils perdent la garde de leurs enfants à cause d’un test de QI

Dévastés, Amy et Eric, âgés respectivement de 31 et 38 ans, mènent une lutte acharnée pour retrouver leurs petits. Après avoir eu un mauvais score au test de QI, les services sociaux se sont emparés de la famille et les ont séparés.

Amy et Eric

En outre, les médias rapportent que la mère n’était pas prête à accueillir son fils aîné. En réalité, elle n’avait appris qu’elle était enceinte qu’à partir du troisième trimestre de grossesse. La femme ne travaillait pas avant de mettre au monde son enfant et son mari recevait une aide financière en raison d’un trouble mental.

Amy accouchement

En effet, Éric avait été diagnostiqué déficient mentalement et bénéficiait d’un revenu de la part de la sécurité sociale.

En réalité, ce sont les membres de la famille du couple qui ont déposé une plainte auprès des autorités compétentes pour dénoncer l’inaptitude des parents à élever leurs enfants. Sans scrupule, ils ont justifié leur plainte en affirmant leur préoccupation pour le bien-être des enfants. Selon les déclarations émises, Éric Zigler, le père, dormait avec son bébé sur le sol et a failli l’écraser. En outre, le père de Amy a déclaré que sa fille n’avait pas l’instinct maternel. De ce fait, une enquête judiciaire a été mise en œuvre pour évaluer l’état psychique des parents.

parents

Parmi les tests requis, le quotient intellectuel des géniteurs devait être mesuré. Malheureusement, alors qu’un score moyen de QI est compris entre 90 et 110, le résultat du test réalisé par le père était de 66, représentant ainsi « une déficience intellectuelle ». De son côté, la femme a eu 72 au test de QI, ce qui la plaçait à un niveau d’intelligence « extrêmement faible ». Ainsi, les services sociaux ont décidé de placer les enfants en adoption en attendant qu’ils trouvent une famille d’accueil. L’avocate du couple a déclaré : « ils disent qu’ils sont intellectuellement incapables mais ne donnent aucune ligne directive à suivre … ils disent que le placement familial est meilleur pour l’enfant sur le plan financier et éducatif ».

Certains membres de la famille ont déclaré que cette situation était injuste puisque les parents n’ont jamais négligé leurs enfants et ont toujours fait le nécessaire pour prendre soin d’eux. Même si les autorités ont permis aux parents de rendre visite à leurs enfants, Amy et Éric ne lâchent pas l’affaire et continuent de se battre pour reprendre la garde.

Parents et déficience intellectuelle : un enjeu de taille

Si chaque être humain a le droit de disposer de son corps comme il l’entend et de procréer s’il désire un enfant, il semblerait que la déficience intellectuelle puisse être compromettante dans certaines situations. Ainsi, une étude montre que près de 50% des enfants de parents déficients intellectuellement sont placés en famille d’accueil.

En réalité, les parents qui présentent une déficience psychologique font généralement face à des préjugés, occupent des emplois précaires et ne bénéficient pas de certaines compétences fondamentales pour élever des enfants. En outre, les mères qui sont sujettes à ce trouble peuvent manquer d’estime de soi et avoir tendance à répondre aveuglement aux exigences. Leur enfance, marquée par la stigmatisation et l’absence de soutien psycho-affectif les contraint à de nombreuses difficultés à l’âge adulte. De plus, leur manque de connaissances concernant les étapes de croissance d’un enfant les empêche de fournir les soins nécessaires à leurs petits.

Par ailleurs, il a été prouvé que les enfants qui avaient des parents déficients intellectuellement avaient du mal à établir des relations sociales et ne poursuivaient que rarement leur parcours scolaire. Néanmoins, ces parents peuvent assumer leur rôle avec l’aide des professionnels. En effet, une évacuation clinique est nécessaire pour déterminer les habiletés des parents et mettre en place des mesures efficaces pour protéger les enfants et épauler les parents.

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