« Je ne veux pas de votre coronavirus dans mon pays » : un étudiant a été tabassé par des racistes

Actuellement, le bilan de l’épidémie due au coronavirus s’élève à 92722 contaminations et 3155 décès à l’échelle internationale. Ces chiffres, pour le moins effrayants, se traduisent par une panique exacerbée ressentie par plusieurs pays du monde. En Europe, les cas se multiplient à une vitesse fulgurante notamment en Italie, en Allemagne et en France, qui enregistrent respectivement 2502257 et 170 personnes contaminées. Suite à la progression de l’épidémie dans le monde entier, certaines personnes ont adopté des comportements racistes à l’égard des asiatiques. Dans un témoignage relayé par le média Metro, un étudiant originaire de Singapour a été battu par trois agresseurs. Pleins feux sur cette histoire.

Ces derniers jours, le « coronavirus » est au cœur de l’actualité. Apparu pour la première fois en Chine, le Covid-19 s’est propagé dans les cinq continents provoquant une épidémie sanitaire de grande envergure. À Londres, un étudiant d’origine asiatique a été agressé par une personne qui lui a dit « je ne veux pas de votre coronavirus dans mon pays ».

Une agression qui révèle un racisme grandissant

Jonathan Mok, 23 ans, singapourien, vit à Londres depuis deux ans. Le jeune homme s’est fait attaquer par un groupe de personnes alors qu’il marchait à Oxford Street. La querelle a débuté lorsque la victime a entendu les agresseurs parler du coronavirus. Il s’agissait de trois ou quatre hommes, accompagnés d’une femme. Jonathan a seulement orienté son regard dans leur direction avant de se faire agresser. « N’ose pas me regarder », lui a dit un des hommes avant de le frapper au visage.

Jonathan Mok

L’étudiant raconte dans une publication sur Facebook comment cette agression s’est déroulée. « Le premier coup de poing m’a été donné au visage et m’a pris par surprise. Quand j’étais encore choqué par le premier coup, l’homme m’a donné un deuxième coup », a révélé Jonathan. Il a également déclaré que des passants s’étaient arrêtés face à cette scène pour tenter de comprendre la situation. « L’un deux a essayé de les raisonner en leur expliquant que quatre contre un ce n’était pas juste », a déclaré la victime. Mais les agresseurs n’ont pas voulu entendre raison et ont continué à violenter le jeune étudiant. « Je ne veux pas de votre coronavirus dans mon pays », a entendu Jonathan avant de recevoir un coup au visage.

jonathan agresse

Après ce dernier geste violent, la victime avait le visage plein de sang et devait se rendre à l’hôpital pour évaluer son état de santé. C’est ainsi que les médecins lui ont révélé qu’il avait subi plusieurs fractures au visage et qu’il aurait besoin d’une intervention chirurgicale. « Les racistes trouvent constamment des excuses pour exposer leur haine, et dans le contexte actuel du coronavirus, ils ont trouvé une autre excuse », a déploré Jonathan.

De nombreuses attaques contre les asiatiques ont été recensés depuis la progression de l’épidémie

Dans plusieurs pays du monde, une montée du racisme ciblant principalement les asiatiques a été constatée depuis l’apparition du coronavirus. Sur les réseaux sociaux, on peut lire des commentaires insultants et menaçants à l’égard des asiatiques soupçonnés d’être à l’origine de cette épidémie sanitaire internationale. Pour répondre à ces propos diffamatoires, les asiatiques répondent par le hashtag #jenesuispasunvirus. Lisa Garnier, bénévole à l’association SOS Racisme en France, a déclaré que depuis toujours, la communauté asiatique était victime de racisme. Mais jusque-là, les préjugés sur les asiatiques ne leur portait pas atteinte. « Ils sont calmes, soumis, travailleurs… ce racisme était minimisé », a déclaré Lisa Garnier. Aujourd’hui, la progression de l’épidémie due au coronavirus a poussé certaines personnes à faire preuve d’une agressivité sans pareil à l’égard des asiatiques. Insultes, menaces, propos rabaissants, remarques culpabilisantes, coups et violences … La communauté asiatique subit un quotidien rythmé par le racisme. Grace Ly, écrivaine d’origine asiatique, considère que « s’il suffit d’une actualité à l’autre bout de la planète pour lever le couvercle sur cette haine, c’est qu’il existe une sinophobie latente ». Ainsi, de nombreuses associations œuvrent chaque jour pour lutter contre ce racisme et cette xénophobie grandissante.

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