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« Je ne suis pas un outsider, je suis en avance », le professeur Didier Raoult témoigne au sujet du coronavirus

Pendant que de nombreux lanceurs d’alerte expliquent que la pandémie du coronavirus de Wuhan est alarmante, il existe d’autres sons de cloche. C’est le cas de Didier Raoult qui appelle au calme. Selon le professeur marseillais, nous avons plus de chance de mourir « d’autre chose » plutôt que d’une contamination par la maladie mortelle. Ses idées controversées ont été relayées par le site d’informations régionales La Provence.

Rien n’est plus sûr, qu’aujourd’hui, il n’y a qu’une seule question qui hante tous les esprits : le coronavirus. Psychose, anxiété, doutes sont autant d’émotions que ressent le monde entier sous confinement dans l’attente d’une résolution. Pourtant, un professeur marseillais détonne en minimisant l’angoisse qui entoure le coronavirus. Selon l’expert interrogé par nos confrères de la Provence, la maladie mortelle peut être soignée par un traitement médical. Une conclusion donnée par Didier Raoult qui en appelle au calme de l’opinion publique mais également de la sphère politique et médiatique.

« Un médecin visionnaire »

« Je ne suis pas un outsider, je suis en avance » Le mot est dit, Didier Raoult, professeur de médecine marseillais vient nous donner là une opinion somme toute décalée avec les informations alarmantes de nombreux médias. Et pour cause, l’homme de sciences et patron d’un établissement hospitalier de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur est convaincu d’une chose : l’efficacité d’un traitement spécifique au coronavirus de Wuhan. Une piste optimiste pour certains, dangereuse pour d’autres.

Une piste de traitement qui ne fait pas l’unanimité

Si Didier Raoult se montre optimiste, c’est surtout parce qu’il est convaincu de l’efficacité d’un traitement médicamenteux : l’hydroxychloroquine.  Mieux encore, le professeur explique que l’on est plus susceptible de mourir d’autre chose que du COVID 19. Tandis que Jean-François Delfraissy, le président du Conseil scientifique en appelait au dépistage massif, le médecin émérite l’avait, lui, mis en place dès l’émergence du coronavirus. Une décision qui lui a valu le statut de pionnier en matière de traitement de la maladie. Didier Raoult se montre même plutôt provocateur à l’égard des journalistes qui l’interrogent pour un entretien.

Un entretien peu commun

Une chose est sûre : les réponses de ce médecin ne sont pas légion quand d’autres de ses confrères parlent d’une urgence sanitaire. Parmi les propos que nous pouvons lire dans les colonnes de la Provence : « Les gens meurent mais la plus grande surmortalité était en 2017. 10 000 morts de plus en hiver et on ne sait même pas si c’est de la grippe. » Puis d’ajouter : « C’est beaucoup mais là on est à moins de 500. On va voir si on arrive à en tuer 10 000 mais ça m’étonnerait ».

Quid du traitement ?

Si le traitement à l’hydroxychloroquine n’est pas encore instauré, Didier Raoult évoque au contraire une molécule efficace. Il explique même que les effets secondaires de cette dernière ne sont pas inquiétants puisque selon ces propos teintés d’exagération, « plus d’un milliard de personnes en ont bouffé ». Il explique : « Ceux qui souffrent de lupus en prennent depuis des décennies. Je connais très bien ce traitement puisque j’ai traité 4000 personnes au Plaquenil depuis vingt ans » rassure-t-il. Avant d’ajouter : «  Je ne suis pas bizarre, ce sont les gens qui sont ignorants. On ne va pas m’apprendre la toxicité de ce médicament » Une explication quelque peu familière caractéristique de l’irrévérence du professeur de médecine marseillais.

Les experts incitent à la prudence

Si le Pr Raoult a été la cible de nombreuses critiques, les avis semblent être plus mitigés depuis l’annonce de résultats prometteurs suite à un essai mené à Marseille. Le gouvernement qui a autorisé la mise en place d’essais à plus grande échelle pour juger de l’efficacité de l’hydroxychloroquine se montre toutefois prudent dans l’attente de résultats. Selon Olivier Véran, “jamais aucun pays au monde n’a accordé une autorisation de traitement sur la base d’une étude comme celle-ci”. Le ministre espère obtenir des résultats dans environ 15 jours.

L’OMS, le Haut Conseil de santé publique et de nombreux experts émettent des réserves, “insistant sur la nécessité d’attendre de vastes essais cliniques menés selon la stricte orthodoxie scientifique pour valider ou non le traitement”, rapporte le Huffington Post.

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