Instagram a créé une génération d’abrutis narcissiques

A une époque où nos smartphones sont presque devenus une extension de nos bras, faire défiler son « feed » sur les réseaux sociaux est une activité quotidienne. D’ailleurs, grâce à eux, le monde n’a jamais été aussi connecté! Plus qu’une norme, cette habitude est maintenant ancrée dans nos mœurs. A savoir que l’impact des réseaux sociaux sur notre humeur, notre comportement et nos relations est tellement fort qu’il dicte aujourd’hui toute notre façon de vivre et de communiquer. Or, cette dépendance peut-être particulièrement dangereuse et potentiellement à l’origine d’une génération dépressive et narcissique.

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Que vous soyez un utilisateur assidu ou non, que vous soyez pour ou contre leur avènement, il est un point que nul ne peut contester : les médias sociaux ont véritablement changé le monde ! 

Il est clair que l’émergence des réseaux sociaux a facilité de manière considérable l’accès à l’information partout dans le monde. Ces derniers ayant permis de repousser les barrières en matière de communication permettant aux gens d’entrer en contact les uns avec les autres de façon révolutionnaire et avec une banalité déconcertante. 

Avez-vous le souvenir d’un monde sans réseaux sociaux ? 

Il est difficile de croire qu’il y a à peine un peu plus de 10 ans, notre mode de vie était complètement différent. Bien-sûr, certains médias sociaux existaient bien avant, mais leur incidence n’était clairement pas aussi importante qu’elle ne l’est aujourd’hui. La plupart des gens n’y avaient d’ailleurs même pas accès. 

En réalité, c’est avec la démocratisation des smartphones que les choses ont commencé à changer. Inutile de préciser que depuis, les réseaux sociaux ont véritablement transformé le fonctionnement de la société, qu’il s’agisse de communication, de partage et même d’habitudes de consommation. 

Instagram a créé une génération d’abrutis narcissiques

Touchez, glissez, cliquez et vous serez perdus dans l’abîme des flux en direct et des « story » Instagram. D’ailleurs, il vous suffit simplement d’appuyer sur les paramètres de votre compte pour vérifier combien de temps vous avez passé à aimer, commenter, admirer ou jalouser les publications de vos « follows » préférés. 

Pour les plus adeptes d’entre vous, les chiffres risquent d’être surprenants et pour cause ! Les médias sociaux sont aussi addictifs qu’une drogue et l’amour que cette génération leur porte semble sans limite. Ainsi, nous vivons dans une ère où les gens s’inquiètent davantage de mettre en scène une vie parfaite plutôt que de la vivre réellement. Cette dépendance pouvant entraîner une limitation du développement d’un individu voire des troubles mentaux plus importants. 

Instagram a créé une génération d’abrutis narcissiques

Millénaires et obsession du paraître 

Il faut savoir que les médias sociaux se concentrent principalement sur l’utilisateur individuel. De ce fait, au fur et à mesure que le nombre de « like » et de « vu » augmente, la personne peut se sentir plus prisée, ce qui peut améliorer son estime de soi. 

Instagram a créé une génération d’abrutis narcissiques

Toutefois, cela peut également conduire à un besoin continuel de recevoir davantage d’attention. En effet, la facilité avec laquelle vous pouvez poster une photo en quelques clics, peu importe votre position dans le monde ou votre activité, peut engendrer un partage excessif. Cette utilisation prédominante nourrit l’égo de manière potentiellement problématique et encourage par conséquent un comportement narcissique. 

On a beaucoup tergiversé sur la montée du narcissisme chez les millennials. Cette génération controversée accusée de valoriser l’argent, l’image et la gloire au dépend des valeurs de communauté, d’affiliation et d’acceptation de soi. Mais alors, comment cette augmentation générationnelle du narcissisme s’est-elle réellement instaurée ?

 

Cela s’explique en partie par le fait que les médias sociaux encouragent l’autopromotion, car l’utilisateur génère seul tout le contenu de son profil. Ainsi, la plupart des gens utilisent Instagram par exemple pour paraître plus importants, pour attirer l’attention et pour se créer un statut qui en réalité, n’existe pas. Par conséquent, le problème majeur avec cet aspect des réseaux sociaux est que les gens essayent de présenter un portrait illusoire. Ils choisissent les  photos les plus attrayantes et ont tendance à alimenter leurs fils d’actualité avec des informations chimériques. Cette image fabuleusement faussée pouvant avoir un effet psychologique négatif sur leurs « followers ». 

Par ailleurs, une étude menée par des chercheurs de l’Université de Swansea et publiée dans l’Open Psychology Journala établi qu’une utilisation excessive des médias sociaux était associée à une augmentation ultérieure du narcissisme. Cette caractéristique de la personnalité pouvant impliquer un exhibitionnisme exacerbé étant amplifié par le biais de messages visuels. 

La plupart des experts du comportement s’accordent sur le fait que le narcissisme est une condition sociétale et non biologique. Les réseaux sociaux créant par conséquent une approche publique incitant au besoin constant et impérieux d’admiration. 

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