Humiliée par son enseignante à cause de ses règles, une adolescente se suicide

L’adolescence est une phase de la vie qui représente des changements importants pour un enfant et s’apparente à un moment unique mais aussi perturbant. Bien que la plupart des adolescents ne rencontrent pas forcément de problèmes majeurs, les multiples changements physiques, émotionnels et sociaux peuvent amplifier leur vulnérabilité. Ainsi, il est essentiel de promouvoir leur bien-être psychologique et de les protéger des expériences négatives et des facteurs de risques pouvant nuire à leur santé mentale. Certains pouvant avoir plus de mal que d’autres à y faire face. Après avoir été humiliée par son institutrice à cause de ses règles, une jeune fille de 14 ans a décidé de mettre fin à ses jours. Nous vous racontons son histoire relayée par le New York Post.

A peine sortis de l’enfance, les adolescents passent par une période cruciale pour leur développement et le maintien de leurs habitudes sociales et émotionnelles. Ainsi, plus les adolescents sont exposés à des événements stressants et déstabilisants, plus l’impact sur leur santé mentale sera important. En règle générale, les facteurs de risque pouvant contribuer à la crise d’adolescence comprennent le besoin d’une plus grande autonomie, une pression de se conformer à ses paris, la découverte de son identité sexuelle et un accès excessif à la technologie.

Toutefois, il faut savoir que certains adolescents sont plus exposés que d’autres à des problèmes de santé mentale en raison de leur qualité de vie, de la stigmatisation, de l’exclusion ou encore de la discrimination. Une jeune fille de 14 ans en a malheureusement payé les frais.

Humiliée parce qu’elle n’avait pas de protection hygiénique

Jackline Chepngeno, une jeune fille âgée de 14 ans a décidé de mettre fin à ses jours après avoir été humiliée par son professeur devant tous ses camarades.

La jeune écolière a eu ses règles pour la première fois en classe, elle n’avait par conséquent pas de protection hygiénique et a donc taché son uniforme. Jackline aurait été expulsée de sa classe, après que son enseignante l’ait qualifié de « sale » en l’humiliant publiquement. Accablée par la honte, l’élève a préféré se donner la mort par pendaison.

Cette histoire a suscité l’indignation de la presse locale. Il faut savoir qu’au Kenya, les produits de première nécessité tels que les serviettes hygiéniques ne sont pas accessibles à tous les foyers. En raison de leur prix inabordable, une jeune fille sur dix doit se prostituer pour se procurer des protections hygiéniques. Et bien  que le Kenya ait adopté une loi en 2017 afin de fournir gratuitement des protections hygiéniques aux jeunes filles dans les écoles, 76% des femmes du pays ont un mauvais accès à des sanitaires pendant leurs menstruations. Une triste réalité dans un pays qui considère un phénomène pourtant des plus naturels, comme « impur ».

Quand l’humiliation pousse au suicide

L’embarras, la honte et la culpabilité impliquent toute une remise en question de la valeur d’une personne. L’appréciation des autres pouvant avoir un impact considérable sur l’autoévaluation. La différence entre l’humiliation et l’embarras étant que la première affecte la personne de manière plus profonde. En d’autres termes, l’humiliation a une incidence directe sur la fierté et la dignité. Elle est souvent traumatisante et retentit sur le statut et la réputation d’une personne.

En réalité, nous avons tous besoin de revendiquer un statut, aussi modeste soit-il. Et lorsque nous sommes humiliés, nous avons l’impression que tout ce que nous représentons est remis en cause : notre identité, notre personnalité et notre crédibilité. L’humiliation représente donc un échec et expose à une douloureuse réalisation de soi. Ainsi, pour les plus fragiles d’entre nous, faire face à ce genre d’expériences peut avoir des conséquences dramatiques.

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