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Elle cache une caméra dans la maison de retraite de sa mère et la vidéo montre la méchanceté du personnel

Quand on parle de personnes âgées, on parle d’êtres vulnérables qui n’attendent de nous qu’un peu d’attention et d’affection. Une sorte de reconnaissance de tous les sacrifices et efforts qu’ils aient pu faire, pour leur entourage mais aussi pour la société. Un acte cruel envers eux demeure justement inadmissible et inhumain. Cette histoire rapportée par la chaîne d’information CBS News ,témoigne de l’enfer qu’a vécu une grand-mère pendant plusieurs mois avant son décès.

Un sourire aux lèvres, un cœur tendre et un visage marqué par le temps, voici l’image qui demeurera ancrée dans l’esprit des proches de Minnie Graham. Mais ses derniers mois vécus étaient loin d’être heureux à cause d’infirmiers diaboliques.

La maison de retraite ou l’enfer de Minnie Graham

Minnie Graham était une arrière-grand-mère fortement appréciée par son entourage. A l’âge de 97 ans, elle fut atteinte de démence, une sérieuse diminution ou perte des habiletés cognitives. Elle fut donc placée en maison de retraite.

“ Elle était une bonne chrétienne” mentionna sa petite-fille Shirley Ballard, avant de continuer “ Elle était adorable, et prête à tout pour qui que ce soit”. Minnie vécut dans une maison de retraite aux alentours de Dallas pour une année, jusqu’au moment où sa famille remarqua des contusions sur son corps, et des yeux noirs à deux reprises. Lorsque ses proches demandèrent des explications, on leur disait qu’elle tombait régulièrement de son fauteuil roulant. Chose que la famille de Minnie Graham n’a jamais cru.

La maison de retraite est censée être un lieu de repos, mais pas pour cette pauvre grand-mère. Une caméra dévoila le mensonge et la cruauté des infirmiers.

C’est ainsi qu’ils placèrent une horloge sur sa table de nuit, avec une caméra cachée à l’intérieur. Le gadget aurait filmé plusieurs séquences pendant des semaines. Les prises vidéo sont choquantes, alors que Graham refusait de se changer, l’infirmière se moqua d’elle et ne manqua pas de la tirer violemment. La séquence laissait également entendre, ce qui s’apparenterait à une claque. Une autre vidéo laisse apparaître un autre aide-soignant maltraitant la pauvre Graham.

La chaîne CBS a essayé de poser des questions aux infirmiers en question, mais ils ont refusé. Ils furent tous deux licenciés et arrêtés. Leurs cas sont en instance judiciaire.

“Elle a juste laissé tomber sa vie” raconte tristement la petite fille de Minnie Graham, qui est décédée quelques semaines après les enregistrements vidéo. “ Ainsi traitée durant ses derniers jours, elle a juste perdu l’envie de vivre” !

La maltraitance des personnes âgées

En 2018, l’Organisation Mondiale de la Santé publie des chiffres alarmants. Une estimation approximative d’une personne âgée sur 10, serait victime de maltraitance. Mais ce chiffre est une sous-estimation, vu l’absence de statistiques exactes. Effectivement, uniquement une personne sur 24 dénonce la maltraitance qui lui est infligée. La crainte étant le principal motif de silence. Une étude approfondie a permis de définir avec plus d’exactitude, la prévalence des différents types d’abus et de maltraitance visant les personnes âgées. Les chiffres se présentent comme suit :

· Entre 1 et 9.2 %, sont des abus financiers comme la privation de ressources financières nécessaires à leur survie.

· Entre 0,7 à 6,3% sont des violences psychologiques, on parle d’insultes, d’actes de terreur et de toute action touchant la dignité de la personne âgée.

· Une prévalence variant entre 0,2 et 5,5% désigne la négligence. C’est à dire de refuser les soins nécessaires à la personne, de changer ses vêtements sales et de le priver de traitement médicaux en cas de problèmes de santé.

· Les violences physiques représentent entre 0,2 et 4,9% des cas recensés. Une véritable attaque à l’intégrité physique de la personne âgée.

· Les violences sexuelles tiennent entre 0,04 et 0,82 % que ce soit pour le viol, les attouchements, les avances sexuelles ou tout autre forme d’abus.

En dernier lieu, il est nécessaire de préciser que les actes de violence contre les personnes âgées ont lieu majoritairement dans les maisons de retraite. S’en suivent les nouvelles cohabitations, comme le logement avec les beaux-enfants.

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