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Deux vaccins produisent une “réponse immunitaire” et pourront peut être un jour nous protéger du Coronavirus

Apparu il y a maintenant quelques mois, le virus Sars-CoV-2 a eu un impact inattendu à l’échelle internationale. Plus de 600 000 décès sont recensés à ce jour, avec de nombreux cas de contamination qui ont récemment franchi la barre des 14 millions. Pour combattre le nouveau coronavirus, les scientifiques du monde entier s’attèlent à trouver un vaccin capable de protéger les populations, et certains semblent être sur la bonne voie. Dans deux essais cliniques publiés ce lundi 20 juillet sur la revue The Lancet, deux projets de vaccins ont produit “une réponse immunitaire” chez les patients. Selon nos confrères du journal Le Monde, aucun effet indésirable grave n’a été observé. 

Il s’agit de projets distincts impliquant deux vaccins développés au Royaume-Uni et en Chine. Le premier a fait l’objet d’un partenariat entre l’université d’Oxford et le groupe pharmaceutique AstraZeneca. Le deuxième a été mené en Chine et plus précisément à Wuhan. Ce dernier a regroupé des scientifiques appartenant à plusieurs organismes a été financé par CanSino Biologics, une société chinoise de vaccins.

Quid de ces essais ?

Toujours en phase préliminaire, ces deux essais cliniques n’en sont pas moins encourageants. D’après les résultats publiés sur la revue médicale The Lancet, ils ont tous deux entraîné une “forte réponse immunitaire” chez les patients.

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Le projet britannique a porté sur plus de 1000 participants. 28 jours après l’administration du candidat-vaccin, des anticorps neutralisants ont été détectés dans le sang de plus de 90% des patients.

L’essai clinique chinois a quant à lui porté sur environ 500 patients. La présence d’anticorps neutralisants a été observé chez environ 85% des participants, mais chez les plus de 55 ans (non inclus dans l’essai britannique), le taux était plus bas. Wei Chen, l’un des auteurs de l’essai clinique estime qu’ “il est possible Il est possible qu’une dose supplémentaire [de vaccin] soit nécessaire pour entraîner une réponse immunitaire plus forte dans la population âgée”.

Et cette réponse immunitaire a été double pour les deux essais puisqu’ils ont également entraîné de manière respective “chez 100% et plus de 90% des patients la production de lymphocytes T”, indique Le Monde. Ces derniers sont des globules blancs destinés à éliminer les organismes jugés dangereux et à garder en mémoire leurs caractéristiques pour les combattre en cas de nouvelle infection.

L’absence d’effets indésirables graves

Les effets secondaires les plus observés par les scientifiques impliquent de la fièvre, des maux de tête, une fatigue et une douleur à la zone d’injection du vaccin. Toutefois, aucun effet indésirable grave n’a été identifié. L’efficacité de ces projets reste encore à prouver sur un nombre plus important de patients. Ce n’est qu’après un essai de phase 3 concluant qu’une commercialisation à grande échelle pourra être envisagée. Sarah Gilbert, scientifique à Oxford, considère que si le vaccin s’avère efficace,  ce dernier représentera “une option prometteuse” car il peut aisément être produit “à grande échelle”.

Jonathan Ball, professeur de virologie moléculaire n’ayant pas participé à l’étude britannique a également fait part de son avis. Il déclare ainsi  ne pas savoir  “si  ces niveaux d’immunité peuvent protéger contre l’infection (…) ni si ce vaccin peut protéger les plus fragiles des formes graves de Covid-19”. Les résultats étaient toutefois très attendus, notamment à l’heure où près de 200 projets de candidats-vaccins sont en cours, dont 23 testés chez l’être humain.

La course au vaccin

Boris Johnson, premier ministre britannique a souligné “un pas important dans la bonne direction” sur Twitter, précisant néanmoins que des essais supplémentaires sont encore nécessaires. Un avis partagé par le directeur des situations d’urgences sanitaires à l’Organisation Mondiale de la Santé qui reconnaît “un résultat positif” mais demeure conscient du long parcours qui attend les scientifiques. Tedros Adhanom Ghebreyesus, patron de l’OMS, a quant lui lancé un appel pour une exploitation plus accrue des outils disponibles, en attendant la découverte d’un vaccin sûr ayant traversé toutes les phases d’essais cliniques nécessaires.

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