Des scientifiques italiens affirment avoir découverts le «premier vaccin au monde» pour tuer le coronavirus

Le nouveau coronavirus poursuit sa propagation et 296 680 décès sont recensés dans le monde à ce jour.  L’épidémie qui a commencé en Chine touche plus de 190 pays, d’où l’urgence des mesures de confinement et de distanciation sociale, ainsi que du respect des gestes barrières pour se protéger du virus. Du côté des scientifiques et des chercheurs, c’est une véritable course à la découverte du vaccin qui pourrait enrayer cette propagation massive.  Les italiens affirment avoir trouvé le premier vaccin pour neutraliser le coronavirus, une information relayée par nos confrères de Paris Match.

scientifique italiens

Des chercheurs italiens auraient réussi à trouver « le premier vaccin qui tue le coronavirus ». Testé sur des animaux, ce vaccin serait à l’origine de la production d’anticorps spécifiques pouvant neutraliser le virus chez les souris. Les essais cliniques ont été menés conjointement par  l’Institut national pour les maladies infectieuses (INMI) Spallanzani à Rome et par les laboratoires pharmaceutiques Takis Biotech, selon ANSA.

Une bataille nécessaire

Dans le paysage des nombreux cas de contamination recensés, un vaccin est la meilleure solution selon les scientifiques. Ouest France rapporte les propos du docteur Barney S. Graham du Centre de recherche sur les vaccins : «La mise au point rapide d’un vaccin pour prévenir le Covid-19 est un impératif global».

Comme lui, beaucoup d’autres chercheurs se sont lancés dans une véritable course pour vaincre le coronavirus.  Du côté des organisations, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a admis que seul un vaccin permettrait le retour à un “sentiment de normalité”.

“Nous sommes les premiers sur terre”

Selon nos confrères de Sudinfo, Luigi Aurisicchio, directeur du laboratoire Takis Biotech a vanté la découverte prometteuse des chercheurs italiens : « De ce que nous savons, nous sommes les premiers sur terre à avoir développé un vaccin qui parvient à neutraliser effectivement le virus. Nous espérons la même réaction immunitaire chez l’homme ».

Il s’agit pour lui d’une découverte qui va au-delà de ses espérances : « Les résultats obtenus à ce jour sont encourageants et bien au-delà des attentes : après une seule vaccination, les souris ont développé des anticorps qui peuvent bloquer l’infection du virus Sars-CoV-2 sur les cellules humaines ». Quant à Emmanuel Mara, directeur des recherches, celui-ci rapporte que deux vaccins sur les cinq qui sont testés au sein de l’institut semblent encourageants malgré l’éventualité d’une mutation du virus.

Un essai clinique à soutenir

essai clinique

Néanmoins, Takis Biotech et l’équipe de chercheurs de l’institut Lazzaro Spallanzani appellent le gouvernement italien à les soutenir pour appuyer leurs essais cliniques. Dans une déclaration, le PDG des laboratoires fait état de l’avancement de ses recherches : « Certains vaccins ont reçu un financement important et ont déjà commencé la phase clinique dans d’autres pays. Nous faisons de notre mieux pour trouver un vaccin issu de la recherche italienne, avec une technologie entièrement italienne et innovante, qui soit testé en Italie et mis à la disposition de tous. Pour ce faire, nous avons besoin du soutien des institutions et des partenaires qui nous aident à accélérer le processus ».

La prudence d’autres chercheurs

D’autres chercheurs reprochent un manque de robustesse à ces résultats. Il s’agit notamment du docteur Andrew Preston de l’université de Bath, qui les considèrent comme une extrapolation selon le DailyMail : « Il semblerait qu’ils aient prélevé les anticorps des souris, fait grandir des cellules humaines dans des éprouvettes et ensuite ajouté du virus dans ces cellules, avec et sans anticorps. Et de là, ils affirment que les anticorps ont empêché le virus d’infecter des cellules humaines », déclare-t-il.  Et d’ajouter « Il y a des chances que cela se produise, mais c’est une énorme extrapolation de dire que c’est ce qui se passera au cours d’une infection chez l’humain ».

Le professeur Adam Finn du Bristol de l’Université de Bristol pense quant à lui que ces chercheurs sont au même stade que les autres scientifiques qui étudient d’autres vaccins : « Ils ont encore un long chemin à parcourir avant de lancer des tests sur les humains ».

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