Des scientifiques admettent que la mammographie est périmée et peut être nocive pour certaines femmes

Des scientifiques admettent que la mammographie est périmée et peut être nocive pour certaines femmes


Des scientifiques admettent que la mammographie est perimee et peut être nocive pour les femmes.

Le cancer du sein est le cancer féminin le plus fréquent en France. Une femme sur neuf en déclarera au cours de sa vie, dont un quart en mourra moins de dix ans après avoir été diagnostiqué. Pour offrir aux patientes un meilleur traitement et dans l’espoir d’augmenter leurs chances de survie, l’institut national du cancer propose à toutes les femmes âgées de 50 à 75 ans de passer une mammographie gratuitement et ce tous les deux ans. Quel risque ? De nombreux médias ont relayés ces derniers mois des études remettants en cause la fiabilité de la mammographie comme l’Express : "La mammographie ne diminue pas le taux de mortalité du cancer du sein » ou encore le Journal Canadian Lapresse : Les mammographies pourraient aggraver le risque de cancer du sein chez certaines femmes. Il existe aujourd’hui des alternatives à la mammographie, plus fiables et moins nocives. 

Qu’est-ce que la mammographie ?

La mammographie est un examen de dépistage du cancer du sein. Il consiste en une radiographie et permet d’examiner les tissus pour tenter d’y déceler d’éventuelles anomalies. Chaque année en France, près de 40 000 femmes se rendent au cabinet de radiologie pour se faire mammographier, une pratique remise en question par un nombre croissant de spécialistes et qui est de plus en plus matière à controverse.

La mammographie serait nocive et dépassée

De plus en plus de scientifiques sont en effet d’avis que la mammographie serait non seulement inefficace, mais qu’elle nuirait à la santé des femmes lorsqu’elle est surdiagnostiqué, en effet l’exposition aux Rayon X pourrait avoir des répercussions négatives. 

De faux diagnostics 

Des chercheurs de l’Institut Cochrane de Copenhague au Danemark ont mis en évidence, à l’issue d’une étude publiée en 2013, le fait qu’un nombre important de femmes qui passent l’examen de la mammographie sont régulièrement victimes d’erreurs de diagnostic dont les conséquences sont parfois désastreuses : des femmes tout à fait saines à qui on diagnostique un cancer se soumettent chaque année à des traitements lourds incluant la radiothérapie, la chimiothérapie ou l’ablation d’une tumeur en réalité parfaitement bénigne. Gøtzsche PC et Jørgensen KJ, auteurs de l’étude, concluent leurs travaux comme suit : 

« Si l’on considère que le dépistage réduit la mortalité par cancer du sein de 15 % au bout de 13 ans de suivi et que le surdiagnostic et le surtraitement s’élèvent à 30 %, cela signifie que, pour 2 000 femmes invitées à participer à un dépistage au cours d’une période de 10 ans, un décès par cancer du sein sera évité et 10 femmes en bonne santé qui n’auraient pas été diagnostiquées si elles n’avaient pas participé au dépistage seront traitées inutilement. »

De plus, une étude publiée dans le New England Journal of Medicine révèle que si la mammographie permet, pour mille femmes radiographiées, d’éviter le décès d’une femme par cancer du sein, une dizaine d’entre elles se voit aussi diagnostiquer une tumeur dangereuse qui n’est en réalité que bénigne, et près de cinq cent sont victimes d’un faux diagnostic dont une centaine parmi ces dernières subissent une intervention chirurgicale. 

La mammographie semble, au vu des éléments que nous venons d’énoncer, peut présenter un risque réel pour les femmes en bonne santé. 

Des milliers de femmes sont régulièrement victimes de faux diagnostics et si elles ne se soumettent pas à des traitements qui sont loin d’être anodins et dont les effets secondaires sont parfois très lourds, elles risquent néanmoins de souffrir d’anxiété et de troubles psychologiques, se croyant atteintes d’une maladie qu’elles n’ont pas.  

Une efficacité douteuse

D’autre part, des chercheurs canadiens ayant participé à la 2014 Canadian National Breast Screening Studyont conclu que les performances de la mammographie, en termes de taux de décès évités, n’étaient pas supérieures à celles des examens physiques exécutés par des médecins. 

Une étude norvégienne est même parvenue à démontrer que non seulement la mammographie ne conduisait pas à un nombre de décès inférieur par rapport au simple examen physique, mais elle ne permettait pas non plus de diagnostiquer plus de tumeurs malignes que chez les femmes qui n’y avaient pas recours. Pour les auteurs, « aucune différence significative n’a été trouvée dans les taux d’incidence cumulés du cancer du sein entre les femmes (…) dépistées et non dépistées. »

Des alternatives à la mammographie existent

L’incidence du cancer du sein n’a fait qu’augmenter ces trente dernières années dans tous les pays du monde. 

Pour le détecter le plus tôt possible, un autre examen, la thermographie, gagne en popularité et pourrait s’avérer plus efficace et plus sûre que la mammographie.

Consistant en une image représentant les différences de température à la surface de la peau de patients, cette imagerie infrarouge permet de détecter la présence des cellules cancéreuses, voire les zones où elles ont le plus de risque de se développer. La précision des diagnostics effectués grâce à cet outil atteindrait les 80%, selon une étude de l’Université de Loughborough.


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