Des psychologues recommandent aux mamans de partir en vacances sans les enfants

Devenir parent est l'une des expériences les plus significatives de la vie d'une femme. En incluant une charge mentale, sociale et physique substantielle et durable, l'expérience parentale peut également être une tâche potentiellement stressante et accablante. Il est donc important pour les mamans de souffler, de pouvoir se consacrer du temps pour se reposer. De ce fait, certains psychologues pensent même que les mamans devraient partir en vacances sans leurs bouts de chou.

Aujourd’hui, le burn out ne touche pas seulement le monde professionnel mais aussi la maternité, c’est un sujet tabou mais qui demeure bien réel. Qui n’a pas eu envie de tout laisser et partir loin ? Qui n’a pas eu des doutes sur ses choix de devenir maman ? Des pensées souvent causées par l’épuisement physique et mental.  

L’épuisement maternel

Le syndrome de l’épuisement maternel sort aujourd’hui de l’ombre grâce aux témoignages courageux de certaines mamans. Ce phénomène insidieux touche aussi bien les femmes qui travaillent que celles qui sont au foyer, et n’épargne aucun milieu social. De fait, les femmes qui cumulent les facteurs déstabilisants comme la précarité, l’isolement ou les problèmes familiaux, sont plus vulnérables. Des études montrent également que l’arrivée de jumeaux dans une famille provoque des difficultés psychologiques dans les mois et les années qui suivent la naissance.

Une étude de l’université Catholique de Louvain en Belgique, publiée dans la revue Frontiers in Psychology, a réalisé une enquête auprès de 2000 parents. Elle a révélé que près de 13% des parents interrogés, 12,9% des mères et 11,6% des pères, présentaient ce que les chercheurs ont appelé un épuisement maternel. Cela signifiait qu’ils se sentaient épuisés, moins productifs, moins compétents et moins affectifs au moins une fois par semaine.

En fait, le concept d’épuisement parental a été introduit dans la recherche scientifique il y a plus de 30 ans au début des années 1980. Aujourd’hui, un rapport de Google sur le burn out maternel rapporte près d’un demi-million de recherches. L’étude belge, dirigée par la chercheuse en psychologie Isabelle Roskam, visait à approfondir les recherches précédentes. 

Par ailleurs, malgré l’implication croissante des pères, les femmes continuent d’assumer seules l’essentiel des tâches domestiques. La société a aussi sa part de responsabilité dans le naufrage des mères : ‘’On nous présente la maternité comme un paradis dans lequel les femmes ne peuvent que s’accomplir, constate Cécile Croquin, présidente de l’association Maman blues. La découverte de la réalité est parfois violente. Les mères n’osent pas avouer leur mal-être et se mettent à culpabiliser’’.

S’en sortir c’est possible

Bien souvent, personne ne perçoit les signaux de détresse que la mère envoie. C’est à elle seule de sortir la tête de l’eau au moment où elle se sent prête. 

Le premier des traitements reste le dialogue. Il existe des structures d’aides, des lieux de rencontres où l’on peut parler et être écoutée sans être jugée. De nombreux réseaux d’entraide entre mères se développent aussi sur internet. Même si rien ne remplace le contact humain, ces outils peuvent soulager les mères, au moins momentanément. Plus largement, le fait pour les femmes de découvrir que leur mal-être est reconnu, qu’il a un nom, l’épuisement maternel, et que d’autres mères vivent ce malaise, est déjà une première victoire.

Des psychologues se sont penchés sur la question et conseillent aujourd’hui les mamans de s’offrir un moment sans les enfants notamment organiser des vacances pour se reposer physiquement et psychiquement. 

Le Dr Silton dit qu’en prenant le temps de s’assurer que nos propres besoins sont satisfaits, c’est vraiment bénéfique pour nos enfants. Donc, si vous n’êtes pas prête à le faire pour vous, faites-le pour vos enfants.

Si tout cela vous semble extrêmement attrayant, vous n’êtes pas seule, car de plus en plus de parents choisissent de partir en vacances sans leurs enfants ces dernières années.

Et vous, vous prendrez des vacances sans les enfants ? Faites-le nous savoir dans les commentaires !

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