Des accompagnantes affirment que les femmes subissent des violences physiques et verbales lors de l’accouchement

Des accompagnantes affirment que les femmes subissent des violences physiques et verbales lors de l’accouchement


Depuis qu’une maman américaine maltraitée pendant son accouchement a décidé de poursuivre en justice les infirmières qui se sont occupées d’elle, de plus en plus de mamans et de doulas (accompagnantes non médicales) ont commencé à briser le silence sur les violences que certains professionnels de la santé infligent aux femmes lors de l’accouchement. Découvrez leurs témoignages.

Alors que l’accouchement est considéré comme un événement heureux qui doit graver des souvenirs précieux dans la mémoire des mamans. Certains professionnels de la santé peuvent le transformer en un réel calvaire pour les femmes qu’ils prennent en charge. Dans cet article, nous partageons avec vous des vérités choquantes et scandaleuses sur les violences qui ont lieu dans les blocs opératoires du service de maternité.

Une maman qui a brisé le silence…

Il y a quelques mois, le témoignage d’une femme américaine a fait le tour de la toile. En effet, cette femme qui était déjà maman de 3 petits enfants, avait décidé de choisir un hôpital de renommée afin de mettre au monde son 4ème enfant. Elle attendait le jour J avec beaucoup de ferveur et d’enthousiasme. Malheureusement, malgré toutes les promesses véhiculées par le biais des campagnes publicitaires de l’hôpital en question, son accouchement a été une réelle descente aux enfers, et c’est le moins que l’on puisse dire.

Les premiers signes du travail sont apparus un peu plus tôt que prévu pour Caroline. Elle s’est donc rendue à l’hôpital mais fut très désagréablement surprise de constater que son médecin n’était pas présent. Mais son calvaire ne s’est malheureusement pas arrêté ici…En effet, les infirmières lui ont demandé de s’allonger sur le dos, et de rester immobile, et quand elle leur a dit qu’elle prévoyait d’accoucher de façon naturelle, ces dernières l’ont complètement ignorée, et ont continué à lui infliger leur torture cruelle et inhumaine sans se soucier de son bien-être, ni de celui de son bébé.

Lorsque le bébé a commencé à sortir sa tête, Caroline a décidé de se mettre à quatre pattes car elle estimait que c’était la position qui lui convenait le mieux, mais là encore, les deux infirmières l’ont forcé à s’allonger sur le dos, et l’une d’entre elles a même poussé la tête du bébé dans son vagin, et l’a laissé dedans pendant une durée de 6 minutes en faisant mine de ne pas entendre les cris et les pleurs de la maman qui la suppliait de mettre fin à son supplice.

Bilan : Le bébé est en bonne santé, mais Caroline souffre maintenant d’une lésion nerveuse incurable et douloureuse, elle ne pourra plus accoucher d’autres enfants ni avoir des rapports sexuels avec son conjoint. Heureusement, après deux ans de bataille acharnée au sein des tribunaux, la maman a enfin pu obtenir gain de cause, cette dernière a reçu un montant de 16 millions de dollars en guise de dédommagement pour toutes les violences qu’elle a subies, et les infirmières en question ont dû payer très cher pour leur acte cruel et inhumain.

90% des doulas et des infirmières d’accouchement ont vu des médecins maltraiter des femmes en travail

Un sondage mené en 2014 a révélé que près de 90% des personnes interrogée avaient vu un professionnel de santé s’engager dans des procédures sans donner à la femme le temps de réfléchir et près de 60% avaient observé des professionnels effectuer des procédures allant à l’encontre des souhaits de la mère.

Ce ne sont pas les médecins, les gynécologues obstétricaux / gynécologues ou les infirmières qui signalent ce problème, mais bien les doulas qui se sont exprimées sur le grand nombre de cas de violence obstétricale.

Les violences obstétricales : Des chiffres alarmants

Selon un rapport publié par le haut conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes, une maman française sur 2 affirme avoir subi une épisiotomie dont le motif n’a pas été expliqué, et 6% des femmes ne sont pas satisfaites du suivi des professionnels de la santé lors de l’accouchement et de la grossesse.

Les violences obstétricales et gynécologiques sont des maltraitances physiques et verbales commises par les professionnels de la santé lors du processus de l’accouchement. Parmi les actes qui sont considérés comme étant des violences obstétricales en France, on retrouve :

– La vérification manuelle de la cavité utérine sans que la future maman ne soit anesthésiée.

– L’épisiotomie lorsqu’elle n’est pas indispensable.

– Le toucher vaginal sans le consentement préalable de la maman.

Aujourd’hui, grâce aux nombreuses cellules d’écoute qui ont été mises en place par certains militants contre les violences gynécologiques et obstétricales, les femmes parlent de plus en plus ouvertement de la maltraitance qu’elles subissent dans le cadre de l’accouchement, et leurs témoignages sont extrêmement choquants. Entre les insultes, les propos humiliants, l’exhibition non consensuelle, et les gestes médicaux forcés, certaines femmes ont vécu de réels traumatismes dans les salles des services de maternité.

« On m’a attaché les bras, c’était humiliant… », ou encore « Je n’ai pas vu mon enfant pendant 7 heures car j’avais peur de déranger l’équipe de nuit ». Extraits des réseaux sociaux, il est possible de découvrir des centaines de récits poignants et choquants racontés par des mamans qui ont subi des violences obstétricales et gynécologiques.


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