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Covid-19 : comment la maladie peut vous contaminer avant de ressentir les symptômes

Apparu en Chine, plus précisément à Wuhan, le nouveau coronavirus, également appelé Covid-19 s’est répandu dans le monde en quelques mois à peine. Qualifié de pandémie par l’OMS, le virus a touché plus de 175 pays et territoires. Aujourd’hui, il est question d’une véritable crise sanitaire que de nombreux gouvernements peinent à maîtriser. En cause, un bilan qui s’alourdit au quotidien avec plus de 745 000 cas de contamination et plus de 35 000 décès enregistrés. En effet, il n’existe à ce jour, encore aucun traitement ou vaccin contre le Covid-19. Il est donc crucial de respecter les mesures de prévention afin de se protéger des risques de contamination, d’autant plus que cette dernière peut se produire avant que vous n’en ressentiez les premiers symptômes. On vous explique tout grâce à une mise au point de nos confrères de BBC News.

A l’heure où plus d’un tiers de la population mondiale est confinée, le nouveau coronavirus continue sa propagation, soulignant la nécessité de s’en tenir aux recommandations des autorités sanitaires pour éviter d’être contaminé ou encore de contaminer les autres. Cela est d’autant plus vrai lorsqu’on est porteur sain, c’est à dire que l’on ne présente aucun symptôme. A savoir que dans 80% des cas, les personnes contaminées au Covid-19 présenteraient une forme bénigne de l’infection.

A cet effet, il est utile de savoir que la contamination se produit généralement avant l’apparition des premiers signes de la maladie. Comme l’explique le Parisien, développer des symptômes dès le lendemain d’une contamination ne se produirait que dans des cas extrêmes. Selon l’OMS et l’Institut Pasteur, cela prendrait en réalité une moyenne de 5 jours. Une information cruciale développée par nos confrères britanniques. Explications.

La période d’incubation

Cette période correspond au moment où le virus s’installe dans le corps en infectant les cellules de l’organisme et l’apparition des premiers symptômes. Selon Arnaud Fontanet, spécialiste de l’épidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur, « Les études convergent pour dire que l’incubation est de 2 à 12 jours, avec une moyenne de 5 à 6 jours ». L’OMS estime quant à elle que la phase d’incubation peut durer de 1 à 14 jours, précise le Parisien.

La maladie se transmet par voie respiratoire, notamment via des sécrétions (gouttelettes) projetées lorsqu’une personne infectée tousse ou éternue à proximité d’une personne saine, ou encore lorsque cette dernière est au contact d’un objet contaminé et qu’elle se touche ensuite le visage.
Généralement, les symptômes ne se manifestent pas à un stade précoce de l’incubation, et certaines personnes peuvent être contaminées en développant une forme asymptomatique de la maladie.

Un développement bénin

La forme bénigne de la maladie serait la plus commune et toucherait environ 8 personnes sur 10. La fièvre et la toux font partie des symptômes les plus courants, mais des maux de gorge, des douleurs musculaires ainsi que des maux de tête peuvent également se manifester.

rhume

Lorsque la fièvre se déclenche, cela signifie que l’organisme se défend contre l’infection. Le virus est reconnu “hostile”, poussant le système immunitaire à produire des cytokines qui, en sollicitant ce dernier, expliquent les symptômes ressentis.

La toux est initialement sèche, marquant l’irritation des cellules, mais BBC News explique toutefois que certaines personnes pourront éventuellement souffrir d’une toux grasse. Les études étant continuellement en quête de plus d’information sur le sujet, le média britannique précise que des symptômes tels qu’un écoulement nasal ne sont pas à exclure.

Cette phase dure environ une semaine, suite à laquelle de nombreuses personnes se remettent de l’infection. D’autres en revanche, développeront une forme plus sévère de la maladie.

Une infection plus sérieuse au Covid-19

Celle-ci serait due à une réaction excessive du système immunitaire face au virus, notamment à une inflammation trop importante qui entraîne des dommages collatéraux dans le corps.

systeme respiratoire

La pneumonie, qui est une inflammation des poumons, toucherait environ 14% des malades. Les alvéoles pulmonaires se remplissent de liquide, entravant la capacité de la personne à respirer, d’où la nécessité d’un respirateur pour certains patients qui subissent des difficultés respiratoires importantes, précise BBC.

L’infection au stade critique

Le stade critique de la maladie concernerait environ 6% des cas. Il s’agit d’une défaillance généralisée causée par une réaction incontrôlée du système immunitaire qui finit par affecter tout l’organisme. Le Dr Bharat Pankhania explique que le virus entraîne une inflammation tellement importante qu’on finit par y succomber. “Cela mène à la défaillance de nombreux organes”, souligne l’expert en lutte contre les maladies transmissibles et la prise en charge des maladies infectieuses à la University of Exeter Medical School.

Une inflammation généralisée des poumons peut également mener au Syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), signifiant que le corps ne reçoit plus assez d’oxygène pour survivre. Les reins peuvent alors se retrouver dans l’incapacité de remplir leur fonction d’épurateurs du sang, et le revêtement intestinal peut être endommagé.

Si le système immunitaire ne parvient pas à maîtriser le virus, la défaillance se généralise dans tout l’organisme. Dans les cas les plus critiques, le virus peut alors s’avérer mortel.

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