Coronavirus : Le Maroc adopte la chloroquine pour soigner tous les patients contaminés par le Virus

Après une série d’essais en Chine, plusieurs gouvernements ont donné leur validation pour administrer la chloroquine aux patients contaminés par le Covid-19. Si la France a annoncé prescrire cet antipaludique uniquement aux personnes souffrant de formes graves, d’autres pays comme le Maroc préfèrent généraliser son utilisation comme le relate nos confrères de La Provence.

Alors que la course aux traitement pour le coronavirus continue, le professeur Didier Raoult estime en avoir déjà trouvé un. Pour lui, en l’absence d’autre remède efficace, la chloroquine serait le meilleur moyen de venir à bout de la maladie qui a fait près de 25 000 morts à travers le monde. Et pour cause, l’éminent médecin Français affirme, dans un entretien avec le Parisien, que cette molécule aurait fait ses preuves dans le traitement du virus.

Si les travaux de l’infectiologue marseillais ne font pas consensus dans la communauté scientifique, en France, les dirigeants ont autorisé une utilisation encadrée de la chloroquine. A savoir uniquement en milieu hospitalier, pour les cas les plus sévères, et sur décision collégiale des médecins, peut-on lire sur le Monde.

Dans la même lignée que Donald Trump qui évoque ce médicament comme un possible « don du ciel », le Maroc a décidé de recourir à la chloroquine dans la prise en charge thérapeutique des malades du coronavirus. C’est en tout cas ce que rapporte le Monde, de sources officielles à Rabat, affirme le journal.

La chloroquine « prescrite pour tous les malades » au Maroc

Ce sont les mots du professeur Abdelfattah Chakib, spécialiste des maladies infectieuses au CHU Ibn Rochd de Casablanca. Le médecin Marocain confirme à l’Agence Marocaine de Presse (MAP) que cette substance sera utilisée pour tous les cas confirmés de covid-19, pas seulement les cas graves.

Dans ce contexte, Rabat aurait saisi « tout le stock » de Nivaquine et de Plaquenil, des médicaments qui contiennent la désormais célèbre molécule. Avant de prendre leur décision et d’établir un protocole thérapeutique, les autorités du royaume chérifien, se sont, selon la note ministérielle, « concertées avec un comité technique et scientifique qui a recommandé une association de chloroquine et d’azithromycine (un antibiotique utilisé dans le traitement de la pneumonie bactérienne, NDLR).

Le Monde rappelle toutefois que l’OMS a récemment appelé à la prudence concernant l’utilisation de la chloroquine. Pour cause, le nombre insuffisant de patients traités par ce biais qui rendrait donc difficile de confirmer ou d’infirmer avec certitude sa totale efficacité.

Chloroquine : la France plus circonspecte

Si la chloroquine a été autorisée en France, ce n’est pas sans restrictions. Alors que Jeudi 26 mars, un nouveau décret publié au Journal officiel autorisait les médecins exerçant au milieu hospitalier à administrer les médicaments à base de chloroquine et d’hydroxychloroquine aux patients qui selon eux, en auraient besoin, les autorités gouvernementales ont préféré apporter des modifications dès le lendemain, indique linternaute. Vendredi 27 mars, quelques conditions ont été ajoutées quant à l’utilisation de la molécule. Il s’agit donc de prescriptions intervenant « après décision collégiale, dans le respect des recommandations du Haut conseil de la santé publique et, en particulier, de l’indication pour les patients atteints de pneumonie oxygéno-requérante ou d’une défaillance d’organe », précise Olivier Véran.

Alors que le sentiment de peur se propage aussi vite que l’épidémie, Edouard Philippe continue de mettre en garde contre « la vague extrêmement élevée » du virus qui a émergée à Wuhan « qui déferle sur la France », rapporte Libération. Le premier ministre prédit des jours difficiles et prévient les Français qu’ils devront faire preuve de patience. « Nous nous installons dans une crise sanitaire qui ne va pas s’améliorer rapidement, il va falloir tenir. », alerte le chef du gouvernement.

Lire aussi Hydroxychloroquine : le Pr Raoult porte plainte après le refus de l’ANSM d’autoriser l’utilisation de ce médicament

Contenus sponsorisés