Cinq façons d’aimer le présent, peu importe votre niveau d’angoisse

Cinq façons d’aimer le présent, peu importe votre niveau d’angoisse


Récemment, une petite tache noire est apparue sur ma cheville gauche. J’ai eu un sentiment d’angoisse lorsque je l’ai vu. Une biopsie et un appel du médecin ont confirmé que la tache en question est un effet de mes préoccupations. Par conséquent, je devrai subir une chirurgie pour enlever une importante section du tissu environnant.

J’ai su cela la veille de mon départ à Maui, où je dois mener une retraite de yoga pendant une semaine. Etant donné que je ne serai pas en mesure de pratiquer le yoga pendant au moins trois semaines après avoir subie l’opération, mon médecin m’a dit de profiter de mes vacances. La chirurgie ne sera effectuée qu’à mon retour. « Profiter de mes vacances ? » Le médecin ne me connaissait pas assez bien pour savoir que vous ne pouvez pas me dire les mots « mélanome » et « profiter de Maui » dans la même phrase.

Mon esprit a instantanément commencé à tourner. Il y a un moment, j’étais emballée par l’idée de faire un voyage au paradis, puis, quelques secondes plus tard, je me disais qu’il s’agira peut-être du dernier voyage de ma vie. Mes pensées m’ont entraînée vers une suite de « et si ». Et si c’est un cancer ? Et si l’opération ne parvient pas à supprimer tout cela ? Et si je dois faire une chimiothérapie qui me fera perdre tous mes cheveux ? Et si on devait m’amputer le pied ?

Chaque pensée négative nourrissait la suivante et m’enfonça dans un trou noir. Le fait que ma mère soit décédée à la suite d’un cancer l’année dernière m’enfonça dans un trou encore plus profond et plus sombre. A bord de l’avion, je me suis demandée le plus important « et si ». Et si je mettais de côté toutes mes peurs et que je m’autorisais à profiter complètement du moment présent ? Ceux qui m’accueillent en retraite méritent que je sois entièrement présente, alors fait-le. La vérité était que je me sentais bien. Je pouvais encore poser mes orteils sur mon tapis de yoga, étirer mes bras vers le ciel et respirer la gratitude que m’offrait ce moment de bénédiction.

Dans « Les Yogas Sutras », Patanjali nous dit : « Heyam duhkham anagatam ». La douleur qui n’est pas encore arrivée est évitable. Si nous permettons à notre présent d’être rempli par une crainte de souffrir dans le future, nous souffrons deux fois plutôt qu’une.

L’auteure et activiste Corrie ten Boom a joliment dit : « La personne inquiète transporte la charge de demain avec la force d’aujourd’hui, portant ainsi deux jours à la fois. La personne inquiète ne se vide pas demain de son chagrin, il se jette aujourd’hui de sa force. Il n’y a pas de médicament plus puissant que de faire la paix avec l’inconnu de demain et la sauvegarde de notre force pour aujourd’hui.

Pendant que je suis assise à écrire cela, la douleur de ma cheville me rappelle que je suis toujours en vie. Le tourbillon de pensées négatives n’existe plus. C’est l’appel du médecin qui revient !

Voici cinq façons de laisser vos peurs de côté et d’embrasser la paix du présent :

1-Pratiquer le yoga

Le yoga est une activité physique permettant la libération de l’anxiété émotionnelle.

2-Méditer

Trouvez un endroit pour vous asseoir et simplement être. Soyez conscient du son et de la sensation de votre souffle. Laissez vos pensées venir et repartir sans vous y attacher ou y porter un jugement. Si vous sentez que vous commencez à vous identifier à une pensée, enligner votre conscience vers votre respiration, vers vous et vers le présent.

3-Chaque jour, notez trois choses pour lesquelles vous êtes reconnaissant.

Comme Eckhart Tolle le dit si bien : « La douleur ne peut se nourrir de la douleur. La douleur ne peut pas se nourrir de la joie. Eliminer vos craintes en invitant la gratitude et la joie dans votre vie ».

4-Reconnaître et accepter

Ce sur quoi nous résistons, persiste. Parfois, le simple fait de reconnaître ce que nous craignons est le moyen le plus puissant pour nous libérer de son emprise. Si vos craintes sont rationnelles, comme lorsque vous êtes gravement malade, accepter d’abord la situation. (Notez qu’accepter ne signifie pas abandonner ou céder.) Utilisez cette acceptation comme un moyen de passer à une action positive.

5-Essayez de visualiser la lumière au bout du tunnel

L’obscurité ne peut pas survivre en présence de lumière. Lorsque vos pensées sont sombres, visualisez la lumière. Visualisez cette lumière brillante. C’est la lumière de la guérison.


Loading...