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Cette serveuse se montre gentille avec un sans-abri. Mais une fois qu’il lui dévoile son identité, elle fond en larmes

Il existe parmi nous, des personnes qui ont malheureusement moins de chance que d’autres, ou qui ont tout simplement traversé des épreuves si rudes qu’elles ne les ont pas épargnées. Ces personnes qu’on appelle « sans-abri » ou « SDF » sont des gens comme nous tous. Ils avaient un travail et un foyer, mais pour différentes raisons (perte de leur travail, séparation, divorce, etc.) se retrouvent en marge de la société. Et le drame, c’est que cette dernière ne les aide pas à retrouver une vie normale.

La vision que la société a des sans-abri

Patrick Declerck, psychanalyste, philosophe et anthropologue s’est pendant longtemps intéressé à la question des sans-abri et leur rapport à la société. Il a d’ailleurs mené la première consultation d’écoute en France pour ce segment de la société dans le cadre de la mission française de « Médecins du monde ». Il avait également travaillé pendant dix ans dans un centre d’hébergement à Nanterre.

Dans son livre « les naufragés », il dit : « … Je veux montrer que notre société est une société d’oppression et de gestion des limites de l’acceptable. Elle ne tient pas à soulager la souffrance des personnes sans-abri, mais avant tout à mettre en scène une leçon de moralité publique. »

Ensuite, il poursuit : « Elle programme et gradue leur souffrance. Les plans d’urgence définissent par exemple le seuil de froid et de souffrance tolérable. Or, chez les personnes SDF la souffrance est chronique, la vie dans la rue est une torture pérenne, la remise à la rue après un hébergement, une agression inacceptable. »

Selon lui, la souffrance des sans-abri a une fonction sociale, et c’est pour cela qu’il affirme qu’ils ne sont pas exclus, loin de là. Il pense en effet qu’ils n’échappent pas au joug de la société. C’est de cette façon que leur souffrance « sert de leçon de moralité publique aux esclaves involontaires que nous sommes. On nous dit « regardez ce qui va vous arriver si vous vous laissez dériver en dehors du champ de la normalité et de ses obligations. »

Une serveuse au grand cœur

Maria est une femme qui travaillait en tant que serveuse dans un restaurant au Texas. Un jour, un homme à l’apparence faisant comprendre qu’il s’agissait bien d’un sans-abri s’assoit à l’une des tables de l’établissement. La serveuse s’approche alors de lui comme elle le faisait pour tous ses clients et lui dit gentiment : « Je m’appelle Maria, si vous avez besoin de quelque chose, faites-le moi savoir et je m’assurerai de le faire pour vous. »

Le sans-abri avait d’ailleurs remarqué qu’aucun des autres employés du restaurant ne le regardait et que personne n’avait pensé à le servir. Le directeur avait d’ailleurs prévenu ses employés qu’au cas où ils servaient une personne incapable de payer son addition, ce serait à eux de la régler à sa place.

L’inattendu se produit

Après que l’homme ait fini de manger, il a payé avant de partir. Sauf qu’il avait pris le soin de glisser un pourboire de 100$ l’équivalent de 80 euros et un mot sous l’une des assiettes vides. La note disait : « Chère Maria, je te respecte beaucoup et je peux clairement voir que tu te respectes… C’est évident dans la façon dont tu traites les autres. Tu as trouvé le secret du bonheur, tes gestes pleins de gentillesse te guideront ainsi que tous ceux qui vous connaissent. »

La réelle identité du mystérieux sans-abri

Le sans-abri n’était autre que le propriétaire du restaurant qui s’était déguisé et s’était rendu dans son propre établissement pour vérifier la qualité de son personnel et du service à la clientèle. Maria n’avait pas la moindre idée de qui il était vraiment, mais elle ne s’en souciait pas du tout. Elle n’a pas fait le moindre geste discriminatoire à son égard. Sa principale préoccupation, avec tous ses clients, était de s’assurer qu’ils étaient pris en charge. Son éthique de travail lui aura non seulement laissé un généreux pourboire, mais le propriétaire l’a également promue pour devenir directrice de son restaurant.

Une récompense grandement méritée par cette femme qui voyait très bien qu’un sans-abri avait, avant tout, besoin qu’on allège sa souffrance et qu’on lui exprime ne serait-ce qu’un peu d’amour et de compassion. Son altruisme aura donc changé sa vie à jamais.

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