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Cette mannequin XXL pose nue dans une série de photos pour démontrer que les rondes sont belles

Dans un monde gouverné par les apparences et le culte de la minceur, les femmes avec des formes et des rondeurs sont souvent victimes de critiques ou de préjugés malsains. Des mannequins en couverture de magazines à celles qui défilent sur les plus grands podiums de mode, s’accepter telle que l’on est est un véritable challenge. Pour lutter contre les diktats et transformer les opinions, le célèbre mannequin Hunter McGrady se confie à nos confrères du Dailymail. Dans cet article, découvrez le pouvoir et la beauté d’une femme qui s’assume.

Cellulite, capitons et vergetures, ces marques que l’on retrouve à différents endroits du corps ne manquent pas de disparaître sur les pancartes et autres clichés qui nous entourent grâce aux doigts experts des retoucheurs Photoshop, à croire qu’elles seraient aussi avilissantes que la lèpre. Pourtant, celles-ci sont partagées par des millions de femmes qui, sans le savoir, perdent toute confiance en elle, pensant qu’elles sont une exception qui dévie des normes et des standards de beauté sociétaux.

Hunter McGrady : une source d’inspiration pour tous

Suite à une première apparition dans The Sports Illustrated Swimsuit Issue en 2017, Hunter McGrady revient pour une seconde publication dans le numéro de l’année 2019. Lors de la soirée de lancement du magazine à Miami, cette jeune femme, de 26 ans à peine, revient sur son parcours difficile et sur les critiques qu’elle a dû subir en tant que mannequin ronde. Elle avoue d’ailleurs s’être souvent sentie comme la tête de turc et le punching-ball favori d’internet, ses rondeurs et ses formes constamment pointées du doigt par des « trolls », des internautes connus pour nourrir les polémiques et poster des messages désagréables.  Heureusement, la jeune femme ne s’est jamais laissé abattre par ces propos virulents et a réussi à développer sa confiance en elle malgré le « body shaming » auquel elle a dû faire face.

Aujourd’hui, elle avoue s’assumer entièrement au point de préférer poser nue ou en bikini plutôt qu’habillée. Comme elle l’explique au Dailymail, Hunter aurait atteint une acceptation complète de son corps et cela inclut une poitrine généreuse, de la cellulite et des formes !

Le « body shaming » : qu’est-ce que c’est ?

Le body shaming est une pratique qui consiste à se moquer ou à pointer du doigt les caractéristiques physiques d’une personne. De nombreuses personnes l’associent au fat shaming qui concerne principalement les personnes en surpoids, mais en réalité, le body shaming peut s’appliquer à tous types de corps, de poids ou d’âge. Hunter McGrady en témoigne, le jeune mannequin ne serait pas la seule à avoir subi la haine des internautes. Camille Kostek, un autre mannequin au corps diamétralement opposé aurait elle aussi, fait face à la cruauté qui circule sur les réseaux sociaux.

Ainsi, Hunter nous montre qu’en matière de body shaming, il n’existe aucune limite ni aucun standard prédéfini. Voilà pourquoi elle décide, malgré les difficultés du quotidien, d’accueillir les critiques à bras ouverts afin de renvoyer l’image d’une femme forte et de montrer aux personnes souffrant des mêmes commentaires haineux qu’il ne faut pas se laisser abattre.

Le body shaming peut avoir des conséquences sur la santé

Bien que le body shaming s’adresse à tous types de corps, le fat shaming lui, cible particulièrement les individus en surpoids. Très présent sur les réseaux sociaux, il prend un plaisir sadique à démolir toute notion de confiance en soi chez ses victimes. Pire encore, il affecterait même leur santé comme l’explique une étude menée par l’Université de Pennsylvanie.

Dans le cadre de cette analyse portant sur 159 adultes souffrant d’obésité, les chercheurs auraient remarqué que l’humiliation lue sur les réseaux ou entendue dans la vie courante irait complètement à l’encontre de la croyance selon laquelle une personne serait encouragée à perdre du poids suite aux critiques. Pour les chercheurs, ce serait plutôt l’effet opposé.

Humiliés et gênés par la méchanceté des remarques, les individus en surpoids auraient tendance à se réfugier dans la nourriture et la sédentarité pour faire face au stress. Cela mènerait notamment à une faible estime de soi et à des sentiments de honte liés aux kilos en trop. Selon les chercheurs, le refoulement de ces sentiments serait une variable précieuse qui aurait permis de déterminer la prévalence de certains risques du syndrome métabolique chez les sujets atteint d’obésité, à savoir une pression artérielle élevée, un taux de triglycérides très haut et un tour de taille supérieur à la norme. D’après leurs résultats, les personnes refoulant leur gêne seraient 3 fois plus susceptible d’être atteintes par le syndrome métabolique et 6 fois plus susceptibles d’avoir un taux de triglycérides élevé.

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