Cette mamie de 94 ans utilise sa machine à coudre des années 30 pour fabriquer des masques

À l’heure actuelle et au vu du déconfinement qui s’annonce en France, les masque sont des dispositifs de protection nécessaires. En effet, face à la pandémie dont le monde entier a souffert ces derniers mois, la prudence est de mise pour se protéger du coronavirus. Et c’est dans un effort exemplaire qu’une vieille dame près de Nîmes reflète de belles valeurs de solidarité. A 94 ans, cette dernière se retrousse les manches pour fabriquer ses propres masques à l’aide d’une machine à coudre qui date des années 1930. France 3 partage le récit de cette femme courage qui cherche avant tout à protéger sa famille.

Elle s’appelle Rosina Moreaux, elle a 94 ans et une chose est sûre, elle ne compte pas rester les bras croisés face au virus qui menace la France. Elle participe à sa façon à la lutte en confectionnant des masques, épaulée par sa vieille machine à coudre des année 30. Nous pouvons même dire que cette nîmoise du Castillon-du-Gard est bel et bien prête à en découdre.

Rosina Moreaux

Une détermination de fer

Bien que Rosina n’ait pas perdu la main dans l’exercice parcimonieux de la couture, il n’est pas toujours évident pour elle de vaquer à cette activité qui nécessite précision et patience. Mais qu’à cela ne tienne, cette arrière grand-mère ne baisse pas les bras et compte bien apporter sa pierre à l’édifice. Ainsi, elle déclare que parfois, il lui faut « plus d’un quart d’heure avant d’y arriver » mais qu’elle est contente de montrer qu’elle « peut encore être utile».

Une machine à coudre à valeur émotionnelle

Confectionner des masques pour se protéger du coronavirus et en distribuer à son entourage familial. Tel est le but de Rosina qui semble attachée à sa machine à coudre de marque Singer achetée en 1939 par sa mère. Une vieille machine à forte valeur émotionnelle aux yeux de la travailleuse qui déclare : « Je ne l’échangerais pour rien au monde avec une plus moderne qui tomberait vite en panne ». Pour Mme Moreaux, « c’est une couture toute simple, toute droite » mais qui la rend ravie de constater qu’elle peut encore y arriver avec sa « vieille machine ».

Un cœur qui bat pour sa famille

« Je n’ai pas peur. A mon âge que pourrait-il m’arriver de grave ? Non je m’inquiète plus pour mes enfants et les plus jeunes générations » raconte la vieille dame, plus soucieuse de sa famille à laquelle elle compte distribuer autant de masques que possible.

Mme Moreaux est originaire de l’une des régions les plus touchées par la pandémie, à savoir l’Italie et plus précisément Bergame. C’est en 1929 que Rosina s’est installée en France à Rampillon dans les Deux-Sèvres avant de s’établir définitivement dans sa maison de Castillon du Gard en 1952. Elle y donnera naissance à ses 3 filles et y verra naître ses 7 petits-enfants et ses 8 arrières petits-enfants.

Rosina Moreaux 1

Une force sereine

Manifestement, Mme Rosina Moreaux est de celles et ceux qui ne cèdent pas à la sédentarité et qui comptent bien s’occuper encore longtemps. En dehors des masques, cette Nîmoise exemplaire se consacre à son grand jardin orné de fleurs. Au-delà de surmonter la crise sanitaire liée au coronavirus, cette arrière grand-mère n’a qu’un seul souhait, celui de fêter ses 100 ans en étant entourée par sa famille.

Adoptez un masque de qualité

Bien qu’ils ne remplacent pas les masque médicaux (ou chirurgicaux), il est préférable d’adopter les formes de masques prônées par l’Association française de normalisation (Afnor), à savoir les formes en bec de canard ou à trois plis. Par ailleurs, les masques fabriqués à base d’une seule couche de tissu ou ceux avec couture allant du nez à la bouche sont déconseillés puisqu’ils peuvent laisser pénétrer les gouttelettes porteuses de particules virales.

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