Cette maman poursuit en justice l’hôpital car l’infirmière a tenté d’empêcher le bébé de naître et obtient 16 millions

Cette maman poursuit en justice l’hôpital car l’infirmière a tenté d’empêcher le bébé de naître et obtient 16 millions


hôpital

Lorsqu’un parent attend la naissance de son enfant, il guette avec grande impatience l’arrivée de ce jour décisif. Un tel sentiment ne s’arrête pas uniquement à ceux qui attendent d’avoir leur premier bébé mais concerne également les parents souhaitant agrandir leur famille et la renforcer. Autrement dit, l’arrivée d’un nouveau-né est toujours perçue comme la réception d’un cadeau venu du ciel.

Un accouchement qui avait l’air ordinaire

Caroline Malatesta est une jeune femme originaire d’Alabama qui allait donner naissance à son quatrième enfant. Elle a donc choisi d’accoucher au Brookwood Baptist Medical Center parce qu’il était réputé pour son bon accueil ainsi que pour les options qu’il offrait aux femmes souhaitant donner naissance à leur bébé de manière tout à fait naturelle. 

Sur le site officiel de l’hôpital en question, il y avait tout un tas d’arguments sur l’importance et les avantages d’un accouchement naturel. Ainsi, Malatesta avait toutes les raisons de penser qu’elle n’avait pas besoin d’être surveillée pendant le travail. Le médecin l’a même davantage rassurée en lui confirmant toutes ces informations, mais elle ne savait pas que sa déception allait être grande.

La jeune femme en a parlé en disant : « Mes trois premiers accouchements se sont faits par la voie médicamenteuse, après mon troisième enfant, un hôpital avait mis en place un nouveau centre pour les femmes et les spots publicitaires du centre promouvaient l’accouchement naturel et prétendaient adhérer à ce concept.

Ceci m’a donc tout à fait mis en confiance et je me suis donc dit qu’un accouchement naturel pouvait être meilleur. »

Cette maman poursuit en justice l’hôpital

Le jour de l’accouchement, Malatesta est arrivée au centre médical et était de toute évidence en plein travail. Mais à sa plus grande déception, elle a été informée par l’infirmière que son travail nécessitait une surveillance et qu’elle devait s’allonger et attendre.

Rien n’était comme la mère le prévoyait

Tout semblait à l’encontre de tous les plans qu’elle avait mis en place avec son médecin. Lorsque Malatesta en a informé l’infirmière, cette dernière a répondu qu’elle avait reçu des consignes selon lesquelles elle devait rester au lit et que son médecin n’était pas de garde.

« Je n’arrêtais pas de demander : « Pourquoi ? », l’infirmière ne me répondait pas, m’ignorait et semblait de plus en plus irritée lorsque je lui disais que c’était plus douloureux pour moi. Ce n’était donc plus une question de santé ou de sécurité, mais plutôt une question de qui allait avoir le dernier mot. »

Quelques instants plus tard, Malatesta a soudainement ressenti une grosse contraction et s’est mise aussitôt sur ses mains et ses genoux pour faire comprendre aux infirmières qu’elle ne pouvait pas s’allonger sur le dos. Elle venait de perdre les eaux et la tête du bébé a commencé à apparaître.

Cette maman poursuit en justice l’hôpital

Ensuite on a forcé la mère à se remettre sur le dos et c’est là qu’une autre infirmière a retenu la tête du bébé dans le vagin pour l’empêcher de naître. La mère se débattait et essayait de regagner sa position d’origine mais sans succès. 

Quelques minutes plus tard, l’infirmière a cessé d’empêcher la naissance et le bébé était désormais là. Caroline explique : « Six minutes plus tard, le médecin est enfin arrivé. C’est là que l’infirmière a lâché la tête du bébé et que je m’en suis trouvée soulagée. J’avais cependant été blessée à cause du maintien du bébé dans le vagin. Mais malgré tout cela le bébé a pu naître. »

Cette maman poursuit en justice l’hôpital

Malgré la naissance du bébé le combat n’était toujours pas fini

Plusieurs mois après l’accouchement, la mère de quatre enfants avait toujours des séquelles de cette naissance dramatique. Car depuis ce malheureux incident, Caroline souffre d’une affection nerveuse chronique appelée « névralgie pudendale ». Ceci est dû à ce que les infirmières ont fait dans la salle d’accouchement, d’où les perturbations qui ont eu lieu autour de la zone pelvienne.

Cette maman poursuit en justice l’hôpital

Enfin de compte, Malatesta a décidé de déposer plainte contre l’hôpital, ce qu’elle a fait en 2014. Et heureusement, le couple a eu gain de cause le 5 Août 2016 et a reçu 10 millions de dollars en dommages et intérêts pour les blessures qu’on lui a infligé pendant l’accouchement, le mari a reçu 1 million de dollars en guise de dédommagement sans oublier les 5 millions d’indemnisation pour fraude imprudente.

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Qu’est-ce que la névralgie pudendale ?

Il s’agit d’une affection qui touche un nerf situé dans la partie profonde du bassin. La névralgie pudendale, due à l’inflammation des tissus conjonctifs qui entourent le nerf pudendale, se manifeste par des douleurs qui peuvent devenir insupportables. Souvent confondue avec une affection gynécologique, il est parfois difficile de faire un bon diagnostic. Mais une fois que celui-ci est réalisé, le médecin commence d’abord par administrer des médicaments pour soulager la douleur ensuite, il peut conseiller des infiltrations voire une chirurgie.

Malgré le dédommagement que cette famille a reçu, cette histoire reste bien malheureuse et reflète la négligence et la malhonnêteté de certains professionnels du domaine de la santé qui ne semblent pas réaliser qu’ils ont des vies humaines entre leurs mains.