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Cette femme enceinte assassinée s’est efforcée à rester en vie pour accoucher et identifier le tueur

Opinion

Découvrez l’histoire de cette enceinte abattue qui est restée en vie juste assez longtemps pour accoucher. Elle a aussi réussi à identifier le coupable avant de rendre son dernier souffle et cette découverte est glaçante.

Enceinte, cette femme a été fusillée par un monstre. Seulement, elle fait des efforts surhumains pour survivre jusqu’à savoir qui est l’auteur du crime. La réponse est surprenante et effroyable. Relayé par The New York Post, ce fait divers montre que les auteurs de féminicides ne sont pas toujours ceux qu’on croit.   

Une femme presque à terme

Remy Lee a été sauvagement tuée. Source : Women working

Cette victime aurait pu accoucher dans un mois mais a tragiquement été fusillée. Elle a réussi à survivre pour donner vie à son bébé et a pu se rendre justice en identifiant le tueur. « C’était le père de mon enfant » a-t-elle annoncé juste avant de mourir. A 31 ans, Remy Lee a été sauvagement tuée par son compagnon à huit mois de grossesse. C’est devant son domicile qu’a eu lieu ce crime abominable. Un assassinat qui n’a pas empêché le bébé de naître mais qui a tué sa maman. Comme Remy, cette femme enceinte a aussi été tuée par une « amie ». Elle lui a coupé l’utérus de force. Son bébé n’a pas survécu. 

« Elle a crié le nom de son tueur avant de mourir, les gens étaient choqué quand il ont appris son identité »  

Remy Lee tuée à 8 mois de grossesse. Source : Women working 

Peu après avoir été froidement abattue par balle, la mère du nouveau-né s’est effondrée. Selon un voisin qui a assisté à cette scène terrible, la victime aurait crié « Quay » après avoir été touchée. Il s’agit du surnom du tueur et père de l’enfant, Donqua Thomas, un homme de 30 ans. Ce criminel s’est rendu à la police après la mort de Remy. Pour tuer sa compagne, il a attendu près de trois heures dans son parking. Des informations écrites dans le rapport de police pour relater le déroulement du crime. Remy et Thomas se seraient séparés, d’après le témoignage de la mère de la victime. 

Remy Lee et son ex compagnon Donqua Thomas. Source : Women working

Qu’est-ce qu’un féminicide ?

Cette terminologie apparue à la fin d’un XXème siècle désigne tous les homicides en raison du sexe féminin de la victime. Cité par l’ONU Femmes, l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le crime catégorise 11 types de féminicides. Parmi eux, un meurtre des suites de violences conjugales, un massacre misogyne, un crime d’honneur, un assassinat relatif à la dot d’une femme, un crime en raison de l’orientation sexuelle ou amoureuse d’une femme, un infanticide, un meurtre après accusation de sorcellerie, ou une mort par mutilation génitale. Toujours selon le même organisme, les morts liées aux violences domestiques sont motivées par 10 mobiles, le plus fréquent étant les disputes, la séparation, la maladie ou la vieillesse, les troubles psychiatriques ou dépression, la jalousie ou encore les difficultés financières. Bien que peu quantifiés, d’autres mobiles incluent la violence ou des raisons inconnues. Cette femme a eu une belle revanche sur une tentative de féminicide en se présentant à ses propres funérailles. Un plan qui a mal tourné pour le criminel. 

Une histoire similaire

Comme le crime qu’a subi Remy, il existe de nombreux faits divers impliquant le meurtre d’une épouse enceinte. C’est le cas pour cet homme du Colorado dont l’histoire a été relayée par la BBC. Il a commis trois assassinats : celui de sa femme et de ses deux enfants. Cet accès de rage a succédé à l’annonce de séparation de sa femme Shanann Watts, une jeune victime de 34 ans. Le criminel a ensuite étranglé ses filles de respectivement 3 et 4 ans.   

Féminicides. Un phénomène international croissant

Relayés par nos confrères de la RTBF, ces chiffres sont alarmants. D’après des données compilées par des chercheurs sur 13 mois aux Etats-Unis, 135 des victimes sur 150 meurtres étaient des jeunes filles. Parmi les mobiles invoqués par les coupables dans les enquêtes, les plus récurrents sont une annonce de rupture, une dispute ou un conflit lié à une grossesse. Selon les chercheurs qui ont étudié 2000 homicides, les filles sont plus exposées au risque de meurtre en cas de rupture ou de jalousie. En France, c’est également un bilan inquiétant puisqu’en 2019, 146 femmes ont été tuées par leur partenaire. Ce chiffre provient d’une étude nationale qui concerne les morts conjugales issues de la violence qui a été publiée par le ministère de l’Intérieur en août 2019. Il s’agit d’une augmentation de 21% par rapport à 2018. Un phénomène croissant d’un point de vue mondial dont les coupables sont souvent des proches. Pour rappel, les crimes conjugaux ne concernent pas seulement les femmes. 

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