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Cette femme a réussi à tromper la sécurité de l’aéroport et à voyager gratuitement pendant 20 ans

Peu de personnes peuvent se vanter de voyager à leur guise, notamment lorsqu’elles manquent de moyens financiers. Mais pour Marilyn Hartman, cela n’allait pas l’empêcher d’assouvir ses envies. Pendant 20 ans, la femme a réussi à voyager sans présenter de carte d’embarquement ou de ticket. Découvrez les « exploits » de cette délinquante de 69 ans.

Cette femme est devenue célèbre pour avoir réussi à voler des États-Unis à Londres sans billet d’avion. Mais elle a toutefois fini par être arrêtée par les autorités. Son récit surprenant a été relayé par nos confrères du journal The Independent .

Elle a réussi à accéder à 30 vols – Source : Clarin 

Célèbre pour avoir dupé les contrôleurs 

Surnommée la « passagère clandestine en série », Marilyn Hartman possède à son actif plus de 30 vols commerciaux réussis sans billet. Après un séjour en prison, la femme a été placée dans un centre de détention où elle devait porter un bracelet électronique. Mais elle décide malgré tout de retenter sa chance et de réitérer ses virées illégales. En suivant sa localisation transmise par le dispositif de surveillance électronique, les autorités ont pu, encore une fois, procéder à l’arrestation de Marilyn au sein de l’un des aéroports les plus fréquentés du pays. Sans surprise, il lui a effectivement été difficile de duper les agents de sécurité au vu de l’alarme qui a retenti lorsqu’elle s’est s’approchée du terminal. 

Marilyn Hartman arrêtée à O’Hare – Source : Clarin

Elle révèle comment elle s’y est prise

Dans un autre article du Independent, la femme s’est livrée sur son mode opératoire. « J’étais toujours autorisée à passer. Je veux dire que j’ai pu passer la ligne de sécurité sans carte d’embarquement », explique-t-elle, puis d’ajouter, « ce qui est totalement fou, c’est que je faisais en sorte de suivre une personne qui portait par exemple une valise bleue. Ensuite, je me faufilais dans la queue et la sécurité me laissait passer. Ils pensaient que j’étais avec l’homme à la valise bleue ». Une stratégie qu’elle aurait mis en place il y a près de 20 ans, en 2002, lorsqu’elle a voyagé pour la première fois sans billet d’avion de la ville de Chicago à Copenhague au Danemark.

Elle a plusieurs répété ses vols clandestins sans qu’elle puisse être détectée par la sécurité – Source : Clarin 

Elle met en cause sa bipolarité

La délinquante a déclaré que sa notoriété ne la dérangeait aucunement et qu’elle aimait cela. « Ça ne me dérange pas si les gens me prennent pour une folle. Et je sais qu’objectivement, ce que je fais est de la pure folie. Et rien que pour ce dernier facteur, j’ai choisi d’entretenir le mystère », admet Marylin. Pour elle, son histoire est digne d’un scénario cinématographique et la folie est un élément qu’elle cultive délibérément. Mais ce n’est pas tout. La passagère clandestine révèle également qu’elle souffre de troubles bipolaires et que c’est ce qui la pousserait à agir de manière impulsive. Pour justifier son état de santé mentale, Marylin met en avant une enfance difficile ponctuée de violence. Ainsi, c’est sa dépression et son malheur qui l’auraient poussé à prendre tous ses vols qu’elle considère comme une échappatoire à sa tristesse. 

Ses actions découlent de son trouble bipolaire – Source : Clarin

Les épisodes maniaques et la bipolarité 

Le trouble bipolaire peut se traduire par un épisode maniaque, défini comme un état d’excitation psychique et motrice accompagné d’exaltation de l’humeur et de mégalomanie. Les facteurs qui le favorisent ne sont pas toujours faciles à identifier mais quand ils le sont, ils peuvent être considérés comme des catalyseurs chez certaines personnes. Parmi eux, le site Troubles-bipolaires met en avant : 

  • Un changement rapide d’humeur, passant de la joie et de l’euphorie à l’irritation ;
  • Une excitation psychique qui se caractérise par une accélération de la pensée et de la cadence des paroles ;
  • Une facilité à communiquer avec autrui et une très bonne capacité à réagir aux attitudes des interlocuteurs ;
  • Le patient ne tient pas en place, est agité et hyperactif ;
  • Une manifestation d’idées démesurées caractérisées par une forme de mégalomanie. Cela peut être des désirs de grandeur ou une surestimation des capacités. 

A savoir que certains états peuvent évoquer la dépression sans pour autant correspondre à l’explication médicale du terme. 

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