Cette école américaine veut frapper les enfants pour les éduquer

Cette école américaine veut frapper les enfants pour les éduquer


école américaine

Le châtiment corporel à l’encontre des enfants, est à l’heure actuelle, interdit dans plusieurs Etats. Une vingtaine de pays européens ainsi que plusieurs Etats d’Amérique, ont légiféré contre cette forme de punition, ceci afin de protéger l’enfant contre toute violence, y compris la gifle et la fessée.

En France, un débat relatif au droit de l’enfant, est toujours en cours ; un blog du journal le Monde, fait part de cet état de fait en insistant sur la nécessité de l’engagement des parlementaires dans l’instauration de ce projet de loi.

Pratique du châtiment corporel au Texas

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Par ailleurs, à l’heure où la violence éducative est désormais pointée du doigt, voire interdite dans plusieurs Etats d’Amérique, nous assistons à la continuité de sa pratique dans certaines écoles du Texas par des enseignants. Ces derniers réclament le rétablissement des châtiments corporels au sein des établissements scolaires. 

Ainsi, un élève est puni toutes les 30 secondes dans une école publique américaine par le biais d’une pagaie. Cette technique reste populaire dans les Etats du sud qui inclut parallèlement, les gifles, les fessées et toute forme de force physique visant à inculquer la peur aux élèves qui n’obéissent pas et qui ne respectent pas les règles de l’établissement.

Punition corporelle et controverse

Le plus insolite dans ce débat est qu’il subsiste des croyances de certains parents selon lesquelles, cette pratique est primordiale dans l’éducation de l’enfant. Ainsi, il sera plus assidu et plus discipliné durant sa scolarité mais également à la maison alors qu’une controverse se bat pour abolir cet acte de violence qui pourrait causer un véritable traumatisme physique et psychologique chez l’enfant, pouvant se répercuter sur sa vie d’adulte.

Pourquoi faut-il interdire le châtiment corporel de l’enfant ?

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Selon le pédopsychiatre Gilles-Marie Valet, auteur du livre Les 50 règles d’or pour se faire obéir sans s’énerver, la fessée dénote un manque d’outils pédagogique. Un enfant a besoin qu’on lui explique pour comprendre et non pas qu’on le frappe. Cette méthode vient en contradiction avec les principes inculqués, selon lesquels frapper, c’est mal, si lui-même est assujetti à ce genre de violence par ses propres parents. Il en est de même pour la gifle portée au visage qui est d’autant plus choquante. Cette méthode éducative n’apportera jamais le fruit escompté dans la mesure où l’enfant deviendra plus peureux mais surtout plus fuyant et porté sur le mensonge. Sans oublier qu’une claque en demande une autre à tel point que le châtiment peut devenir plus conséquent.

Quelles sont les meilleures alternatives éducatives ?

Un enfant en phase de développement, n’est pas assez mature pour comprendre de lui-même la gravité de la bêtise commise,  si on ne le lui explique pas. Aussi, au lieu de le frapper, il faut lui parler et lui éclaircir les enjeux de son acte en lui expliquant le comment du pourquoi. Après cela, une certaine forme de punition peut être instaurée, comme la privation d’un jouet ou d’une friandise ; mais en aucune façon un enfant ne doit être humilié et opprimé mais plutôt encadré afin de grandir sereinement tout en étant épanoui.

Parallèlement, selon Isabelle Filiozat, thérapeute et auteure d’ouvrages sur la parentalité positive, la violence éducative a des répercussions sur le cerveau et le psychisme de l’enfant. De ce fait, elle recommande tout d’abord aux parents d’apprendre à se calmer et d’essayer d’éviter si possible la fatigue et le stress, ce qui est en soi pas très facile en pratique. Il est indispensable par la suite, d’instaurer un dialogue et de se reconnecter avec son enfant par des câlins d’abord puis par un rappel des règles et pour finir par trouver des solutions en concomitance avec leurs bambins, car encore une fois, l’idéal est de ne pas punir mais apprendre et enseigner à l’enfant les principes fondamentaux de la vie.