Cet implant rachidien révolutionnaire permet aux personnes atteintes de paralysie de marcher à nouveau

La liberté de mouvement est l’une des choses dont nous disposons naturellement dans cette vie, mais certaines personnes en sont malheureusement privées soit suite à une malformation ou à un accident. La médecine a tenté depuis longtemps de redonner à ces gens un semblant de vie normale mais sans réel succès. Une découverte récente devrait néanmoins changer les choses.

La découverte capable de redonner espoir aux personnes paralysées 

Un dispositif de stimulation nerveuse implanté par voie chirurgicale et combiné à des mois d’entraînement ardu a déjà permis à deux personnes souffrant de paralysie à cause d’une blessure traumatique de marcher de manière autonome quelques années après avoir perdu tout contrôle musculaire volontaire en-dessous de l’endroit où la lésion de la moelle épinière a eu lieu.

Ce sont les équipes du Frazier Rehab Institute et du centre de recherche sur les lésions de la moelle épinière de l’Université de Louisville, dans le Kentucky, qui ont mis en évidence les détails de ce protocole de la « stimulation épidurale » tout à fait révolutionnaire. Ces informations ont d’ailleurs été publiées dans le New England Journal of Medicine.

Dr. Claudia Angeli, première auteure de l’étude dit : « C’est incroyable d’être là et de pouvoir les voir faire leurs premiers pas. C’est un moment émouvant pour la personne elle-même parce que c’est quelque chose qu’on lui a dit qu’elle ne serait plus jamais capable de faire. »

Un cap très encourageant à franchir pour beaucoup de gens

Avant de pouvoir participer à l’étude, les volontaires Kelly Thomas et Jess Marquis ont dû suivre un traitement de réadaptation classique pour les lésions de la moelle épinière subies à cause d’un accident de la route, cependant, les deux n’étaient toujours pas capables de marcher. Kelly avait certes pleinement récupéré l’usage de ses bras mais Jess, de son côté, n’y est parvenue que partiellement, sachant que toutes les deux avaient gardé une légère sensation dans la partie inférieure du corps.

Deux autres participants, qui étaient eux aussi paraplégiques mais qui pourtant avaient gardé toute sensation sous l’endroit de leur blessure, n’ont pas été capables de marcher sans assistance après les séances d’entraînement avec l’appareil mais ils ont cependant réussi à se tenir debout et à bouger les jambes.

Bien que cette nouvelle méthode de traitement en soit encore à ses débuts, les résultats actuels démontrent que l’ensemble des connexions nerveuses indispensables au mouvement volontaire n’est pas complètement endommagé par le traumatisme subi par la moelle épinière. Des recherches antérieures menées par l’Université de Louisville ainsi que d’autres équipes ont montré que des électrodes implantées par voie sous-cutanée pouvaient servir de lien pour les endroits où les lésions ont eu lieu, permettant aux signaux du cerveau d’être connectés aux nerfs périphériques qui provoquent la contraction des muscles. Des études récentes, des dispositifs similaires ont permis de restaurer l’usage des mains chez les personnes souffrant de paralysie partielle et de celui des jambes pour les personnes souffrant d’une paralysie complète.

Un procédé permettant de reconnecter le cerveau à l’ensemble du système nerveux

Dr. Angeli et ses collègues ont placé un réseau de 16 électrodes dans l’espace épidural couvrant la première vertèbre lombaire jusqu’à la première ou la deuxième vertèbre sacrée, en dessous de la blessure de chaque participant et couvrait les zones de la moelle épinière qui sont responsables de la transmission des signaux aux jambes. Le récepteur et la pile ont quant à eux été implantés dans la région abdominale, ce qui permet d’exercer un contrôle du système à distance et sans fil.

Désormais, les mouvements des participants ne sont faisables que lorsque les électrodes sont sous tensions. Cependant, une des patientes sous la surveillance de Dr. Susan Harkema a pu regagner ses capacités motrices sans stimulation plus de trois ans après l’entraînement du système nerveux.

« Nous devrions étendre davantage cette recherche à un plus grand nombre de personnes afin de leur permettre de tirer profit des avancées réalisées par le laboratoire. Ceci représente une chance pour 1.2 millions de personnes atteintes de paralysie médullaire de marcher à nouveau. C’est un potentiel immense. », dit Harkema.

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