Cet homme se retrouve avec des boules douloureuses sur le cou, les médecins disent que le chat en est la cause

Cet homme se retrouve avec des boules douloureuses sur le cou, les médecins disent que le chat en est la cause


homme se retrouve avec des boules douloureuses sur le cou

Posséder un animal de compagnie vous apporte une foule d’avantages, mais est-ce que cet être indispensable à votre quotidien et tant vulnérable peut vous faire du mal ? C’est ce que cet homme de 68 ans a pourtant vécu, un jour il s’est réveillé avec des furoncles douloureux sur son cou. Après un examen médical, il s’avéré qu’il a attrapé une bactérie de son adorable chat. Découvrez toute l’histoire !

Dans un article publié dans le New England Journal of Médicine, il a été révélé qu’un homme de 68 ans s’est présenté à l’hôpital avec des furoncles importants et douloureux dans certaines parties de son cou. Cet homme, qui n’était pas identifié dans l’article, possédait un chat qu’il laissait sortir à l’extérieur. Ceci dit, il était possible que le félin ait attrapé quelque chose qui pourrait être potentiellement dangereuse. 

L’homme s’est réveillé un jour avec des bosses dans le cou qui devenaient de plus en plus douloureuses, mais c’est seulement quand sa fièvre ne descendait pas qu’il a décidé d’aller à l’hôpital. Après un diagnostic approfondi, les médecins ont conclu que l’homme souffrait d’une affection assez rare appelée tularémie glandulaire, causée par Francisella tularensis, une forme de bactérie que l’on peut trouver chez les rongeurs et autres animaux. Les médecins ont  soupçonné que son état avait été causé par son chat, décédé d’une maladie diagnostiquée par un vétérinaire comme étant une leucémie féline. Heureusement, l’homme a été correctement traité et quelques semaines après, ses furoncles ont disparu.

Qu’est-ce que la tularémie glandulaire?

La tularémie est une infection causée par une bactérie nommée Francisella tularensis, cette maladie est transmise à l’homme par un animal infecté par des piqûres de tiques, de moustiques ou de cerfs. La forme la plus courante de la maladie est le contact de la peau avec la bactérie, tandis que la forme la plus mortelle est causée par l’inhalation de la bactérie.

En France, 433 cas de tularémie ont été diagnostiqués et déclarés du 1er octobre 2002 au 31 décembre 2012, selon le rapport de l’Institut de veille sanitaire

Les symptômes de la tularémie 

Les symptômes de la tularémie glandulaire sont : 

  • Un ulcère cutané au point de contact avec l’animal infecté ou sur le site de la piqûre
  • Enflure des ganglions lymphatiques près de l’ulcère de la peau (le plus souvent à l’aisselle ou à l’aine)
  • Maux de tête sévères
  • Une fièvre
  • Des frissons
  • La fatigue
  • La diarrhée…

Les cas graves et non traités de tularémie peuvent causer:

  • Une insuffisance cardiaque chronique
  • Un gonflement des membranes qui entourent le cerveau et la moelle épinière, qui s’appelle la méningite
  • Le décès

Les facteurs de risque de la tularémie 

Les animaux comme les rongeurs, les oiseaux ou les lapins sont porteurs de la bactérie responsable de la tularémie. Vous courez un risque accru de contracter la maladie si vous ou votre animal de compagnie avez des contacts fréquents avec des animaux de la nature.

Le traitement de la tularémie 

Chaque cas de tularémie est traité selon sa forme et sa gravité. Un diagnostic précoce permet un traitement immédiat avec des antibiotiques. Il est possible qu’une intervention chirurgicale puisse être nécessaire pour drainer les ganglions lymphatiques enflés ou pour couper les tissus infectés d’un ulcère cutané. 

Quelques conseils pour prévenir la tularémie 

Pour diminuer votre risque global de contracter la tularémie, vous devez :

  • Porter des pantalons longs et des manches dans la forêt pour éviter les piqûres de tiques.
  • Garder les restes d’animaux loin de la nourriture ou de l’eau.
  • Éviter de boire de l’eau des lacs ou des étangs.
  • Protéger vos animaux de compagnie en plein air avec des médicaments contre les puces et les tiques.
  • Utiliser des insectifuges.