« Celui qui ne frappe pas sa femme n’est pas un homme » dixit ce chanteur

Harcèlements sexuels, viols ou encore maltraitance physique et psychologique sont autant de comportements relevant de la brutalité qui peuvent laisser des séquelles irréversibles sur la personne qui en souffre. Alors que les violences perpétrées contre les femmes ne cessent de faire polémique, une scène décrite par Paris MATCH, révèle l’animosité de certains hommes. « Celui qui ne tabasse pas sa femme n’est pas un homme », déclare fièrement un artiste marocain.

Adil Miloudi, un célèbre chanteur marocain, avait été invité sur le plateau d’une chaîne musicale connue sous le nom de « Chada TV », le 29 juin dernier.

C’est avec une fierté déconcertante que le chanteur a déclaré lors de l’émission « The Kotbi Night » qu’il frappait régulièrement sa femme. Comme si cela ne suffisait pas à choquer la foule, il a affirmé que « celui qui ne tabasse pas sa femme n’est pas un homme ».

Par ailleurs, Adil Miloudi s’est vanté d’avoir frappé sa femme en Espagne, et d’avoir atterri  au poste de police où il est resté 24 heures en garde à vue avant d’être relâché. En effet, après les violences subies par son homme, sa femme aurait demandé aux policiers de le relâcher en précisant qu’ils avaient l’habitude de se disputer ainsi, et que ce n’était qu’un jeu.

Au fur et à mesure que le chanteur déployait ses exploits au grand public, l’animateur de télévision, Imad Kotbi, se chargeait de traduire ses propos en langue française. Ce dernier a tout de même émis son avis sur la situation en déclarant : « Partout dans le monde il ne faut pas frapper sa femme ».  Les mots choquants du chanteur ont créée l’émoi au Maroc où de nombreuses associations réclament l’interdiction de Radio du chanteur, la société civil n’est pas resté muette, de nombreuses campagnes de boycotte sont en cours.

Les violences perpétrées contre les femmes, où en sommes-nous ?

Selon une étude réalisée par la Banque Mondiale en 2018, le taux de violences conjugales contre le sexe féminin est passé de 71 à 76% entre 2013 et 2017. La principale raison de cette augmentation est l’absence de loi punissant ces actes. En effet, il semblerait qu’un pays sur trois ne dispose d’aucune loi contre les violences conjugales. Ainsi, l’homme peut donner des coups à sa femme, la mutiler, la violer comme bon lui semble sans avoir peur d’aucune punition.

Par ailleurs, il semblerait que 1.4 milliard de femmes dans le monde ne sont pas protégées contre les violences économiques au sein du couple.

Ainsi, l’homme peut exercer sur elles un contrôle permanent sur le plan économique, à savoir la priver de ses ressources financières et l’empêcher ou la pousser à travailler.

En France, le nombre de femmes ayant subi des violences physiques ou sexuelles au cours d’une année est estimé à 219 000 femmes. Cette maltraitance pourrait survenir du mari, concubin ou encore petit ami. De plus, 8 femmes sur 10 déclarent avoir été victimes de violence psychologique, au sein du couple.

La violence psychologique, un mal difficile à identifier

De nombreuses femmes sont soumises à cette forme de violence sans pouvoir se déclarer victimes.

La violence psychologique se caractérise par un conjoint qui exerce constamment une pression morale sur l’autre et qui l’induit dans un état de culpabilité constante. Ainsi, lorsqu’un individu reproche à l’autre tout son malheur, l’invite à douter de lui et à se sentir faible et incapable, il pourrait s’agir de violence psychologique.

Les signes qui révèlent une violence psychologique :

Même si on dit souvent que le début d’une relation amoureuse est toujours idyllique et que les partenaires sont aveuglés par la passion, il y’a quelques signes qui peuvent alerter sur le comportement malsain du conjoint :

–         Une tendance à l’égocentrisme

Le partenaire ne voit que ses propres problèmes et n’accordent d’importance qu’aux choses qui le concernent. Ainsi, il incitera l’autre à exprimer sa reconnaissance vis à vis de ses actes et à s’en oublier par la même occasion.

–         Une dévalorisation de l’autre

Le partenaire qui exerce une violence psychologique aura tendance à dévaloriser l’autre, à lui montrer qu’elle n’est capable de rien et qu’elle ne fait jamais assez pour le couple.

–         Un contrôle permanent

Celui qui exerce cette forme de violence aura tendance à contrôler les faits et gestes de l’autre, comme si l’autre lui appartenait et qu’il pouvait prendre toutes les décisions à sa place.

–         Une culpabilité incessante

La pression psychologique se traduit également par le besoin de faire culpabiliser l’autre. Ainsi, le partenaire pervers lui reprochera sans cesse les mauvais aspects de son existence et entravera son bien-être.

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