Ce bébé a 27 ans, 2 ans de moins que sa mère

Savez-vous pourquoi techniquement ce bébé a 27 ans ? Si l’on s’en tient à la science, il a seulement 18 mois d’écart avec sa mère car il est issu d'un embryon  congelé depuis 1992. Découvrez la raison derrière cette chose qui paraît incroyable mais qui fait partie des progrès scientifiques.

Relayée par nos confrères du New York Post, cette naissance est hors du commun. Et pour cause, le bébé a 27 ans, une chose qui paraît impossible à croire mais qui est bel et bien vraie. Somme toute, la différence d’âge entre la maman et l’enfant est de 18 mois seulement.

Un bébé de 1992

Molly Everette Gibson. C’est le nom de ce bébé qui a seulement quelques mois de différence avec sa maman. La raison ? Cette petite fille est issue d’un embryon congelé depuis octobre 1992. Si cet enfant a scientifiquement 27 ans, sa mère, Tina, en a 29 puisqu’elle est née en avril 1991. D’après les chercheurs de la bibliothèque médicale de l’Université du Tennessee, cette naissance est historique car il s’agit de l’embryon le plus âgé connu. Elle est suivie par sa sœur, Emma Wren, qui a passé 24 ans avant de naître en novembre 2017. Toutes les deux ont vécu dans le ventre de Tina.

molly

Molly Everette a scientifiquement 27 ans. Source : Haley Crabtree

Un homme atteint de fibrose kystique

Si l’on sait que Molly Everette et Emma Wren sont sœurs biologiques, leurs parents demeurent inconnus. Carol Sommerfelt, la directrice du laboratoire où reposaient ces embryons gelés, est enthousiaste à propos de cette naissance extraordinaire. « C’est très gratifiant pour moi de voir un embryon gelé il y a des années, aboutir à la naissance d’un adorable bébé » s’émeut-elle. Puis d’ajouter : « Je me sens honorée de faire partie de ce processus ». Benjamin, le mari de Tina ne pouvait concevoir après 5 ans de tentatives car il était atteint de fibrose kystique, une maladie génétique qui touche particulièrement le système respiratoire et digestif. Cette affection peut également impacter la fertilité. Heureusement, cette technique de procréation leur a permis d’accueillir deux fillettes dans leur vie.

Un refus des parents

Avant d’envisager de recourir aux embryons congelés, les deux parents étaient réticents. Le couple marié depuis 10 ans préconisait l’adoption classique. Ce n’est qu’en 2017 qu’ils ont eu vent de ce processus à la télévision. Les parents de Tina leur ont également parlé d’une association qui recourait à cette méthode de fécondation. La mère témoigne : « Nous nous sommes dits : « Cela semble fou. Non, merci, nous ne sommes pas intéressés ». Seulement, les réserves de cette dernière s’estompent jusqu’à ce que cette technique lui semble être une évidence avec son époux. C’est là qu’ils ont visité cette organisation où on leur a présenté les profils de 300 étrangers qui avaient donné des embryons après un traitement de fécondation in-vitro.

« Nous nous sentons bénis »

Après avoir recouru à cette méthode de fécondation, leurs réticences se sont envolées pour le choix du profil. « Nous n’étions pas pointilleux. Nous voulions juste un bébé », raconte Tina. La maman raconte qu’elle est très heureuse d’avoir deux petits enfants qu’elle n’aurait jamais imaginé avoir. « Nous tenons Molly […] et nous nous sentons bénis », s’émeut cette mère pas comme les autres. La grande sœur de ce bébé est aussi très enthousiaste à propos de cette naissance. Le développement d’un fœtus jusqu’à la naissance est stupéfiant. Pour le montrer, un photographe a immortalisé l’évolution de la formation du bébé dans le ventre de sa maman.

Quelles sont les conséquences de la stérilité sur l’homme ?

Interrogée par nos confrères de Psychologies, Geneviève Delaisi de Parseval, psychanalyste, explique que les interventions de procréation médicalement assistée (PMA) ne sont pas sans conséquences sur l’homme lorsqu’il est stérile. Elle indique que les couples n’ont parfois pas la force suffisante pour prendre une distance nécessaire pour cette forme de conception. « Les hommes, surtout, sont atteints dans leur sexualité. Ils sont en situation de performance avec, en tête, cette équation : fertilité = puissance sexuelle » remarque-t-elle. Une assimilation qui peut impacter l’estime de soi. Les risques de stérilité peuvent être réduits  si l’on prend les bonnes habitudes.  Ces dernières permettent d’améliorer la production de spermatozoïdes.

Lire aussi Des médecins débranchent un bébé de la machine qui le maintient en vie sans consulter les parents

Contenus sponsorisés