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« Bonjour Papa » Ce père reçoit un appel de son fils qu’il venait « d’enterrer »

Le 12 mai fut un jour funeste pour Frank Kerrigan qui a enterré son fils. Seulement, le père effondré a vécu un véritable deus ex machina, à savoir un coup de théâtre inespéré dans une situation tragique. Et pour cause, deux semaines après ce jour plein de désolation, l’homme a reçu un appel troublant. « Salut papa, comment vas-tu ? » C’était bien son fils qu’il croyait avoir perdu. Il était bel et bien vivant. Ce témoignage nous est relayé par nos confrères du site d’informations américain CNN.

cimetiere

20minutes

Pensant que son fils était mort, ce papa a vécu une situation bouleversante. Deux semaines après ce qu’il croyait être son décès, il recevra un appel pour le moins étrange. « Etes-vous assis ? Frankie est vivant » pouvait-il entendre à l’autre bout du fil. Ce n’était pas un canular mais bien un ami du supposé défunt qui cherchait à le contacter.

« Salut papa, comment vas-tu ? »

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Leparisien

Ce sont les premiers mots de Frankie, l’aîné de la famille Kerrigan qui avait disparu pendant quelques temps. Heureuse surprise, il n’était pas mort contre toute attente, puisque son père l’a « enterré » quelques jours plus tôt. Le coroner du comté d’Orange chargé de l’enquête avait dit au père que son fils était mort le 6 mai. Selon les responsables, ils avaient identifié Frankie à l’aide de ses empreintes digitales. Une erreur qui vaudra au père de vivre une situation tragique.

Une erreur de la police

En se remémorant ce souvenir, le père souffre. Il raconte : « Dès qu’ils ont dit que c’était par ses empreintes digitales, c’était comme un poignard au cœur ». Mais la fortune en a fait tout autrement puisque les informations que les autorités ont délivrées étaient fausses. Et pour cause, ces dernières ont identifié par erreur le corps d’un autre homme qui a été retrouvé inanimé à l’extérieur d’un magasin. Une confusion liée au fait que Frankie soit également un sans domicile fixe de l’état d’Orange en Californie.

Une poursuite en justice

Le traumatisme qu’a vécu le père est toujours indélébile. « C’est comme un miracle que mon fils soit réellement vivant, mais cela n’enlève pas la douleur et le chagrin que nous avons traversés depuis le début de cette épreuve » regrette-t-il, attristé. Depuis, la famille de Frankie souhaite des justifications à cette erreur. Matthew Easton, l’avocat en charge de ce dossier a intenté une action en justice contre le comté d’Orange.  Pour lui, les droits du fils aîné Kerrigan ont été violés et sa famille a vécu une véritable « détresse émotionnelle ». L’homme en charge de les défendre accuse le coroner de ne pas avoir suivi les protocoles et les mesures adéquates pour identifier cet homme qu’on pensait mort. Celui qui plaide la cause des Kerrigan souhaite que ce type d’erreurs ne se reproduise plus à l’avenir.

« Je veux aider à prévenir que les sans-abri soient traités avec la dignité et l’humanité qu’ils méritent pendant leur vie comme dans leur mort » plaide l’avocat Easton. Les Kerrigan souhaitent également que le comté les dédommage avec 2 millions de dollars (1 780 220 euros) et leur couvre leurs dépenses liées à l’enterrement et les funérailles de Frankie. Celui qui défend la famille soutient que le cimetière qui a prétendument enterré Frankie est maintenant « profané ». Quant au shérif du comté, il s’est excusé auprès de cette famille lésée et continue les investigations. Des recherches nécessaires pour rendre justice à ce père qui a cru perdre la chair de sa chair.

Un cas similaire

Comme pour le cas de Frankie, il existe des cas où la police commet des maladresses et cela a été similaire avec l’histoire d’Alfonso Bennet. La police s’était trompée sur son identité, conduisant sa famille à une tristesse infinie. L’homme était censé être décédé car les autorités leur ont annoncé un accident qui l’a conduit aux urgences de l’hôpital. Les proches de la prétendue victime ont souhaité interrompre son traitement et ainsi accélérer sa mort. Or, il ne s’agissait pas d’Alfonso mais d’un autre homme accidenté. Alfonso revient donc 3 jours plus tard lors d’un barbecue chez une amie. La familleportera également plainte contre la police de Chicago ainsi que le Mercy Hospital.

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