Boire une bouteille de vin par semaine présenterait les mêmes risques de cancer que fumer 10 cigarettes

Considéré comme l’un des fléaux des temps modernes, le cancer est toujours au cœur des préoccupations. Avec des millions de victimes à travers le monde, ses facteurs de risque prennent de plus en plus d’importance. En effet, certaines habitudes malsaines augmentent la susceptibilité de le développer, notamment le tabagisme et la consommation d’alcool. Relayée par nos confrères de BBC News, une étude partage de nouveaux résultats quant au lien entre ces deux problèmes.

Selon une étude récente publiée par la revue scientifique BMC Public Health, boire une bouteille de vin par semaine présenterait les mêmes risques de cancer que 10 cigarettes par semaine pour la femme et 5 cigarettes pour l’homme. Au vu de ces résultats, il est impératif de se remettre à jour concernant ces dangers qui nous guettent.

Tabagisme et alcool : premières causes de mortalité évitable en France

A l’origine de nombreux décès, le tabagisme détruit tout sur son passage, à commencer par votre santé. Selon l’Institut National du Cancer, il serait responsable de 73 000 morts en France dont 61.6% par cancer, chaque année. En effet, ce cancérogène reconnu par le CIRC serait le premier facteur de risque de maladies telles que le cancer du poumon et celui de la vessie.  

Loin d’être seul en tête de classement, le tabagisme est suivi de très près par l’alcool qui serait responsable de 16 000 décès par cancer. S’attaquant directement au sein, cette boisson présente de nombreux risques pour la santé, à savoir sa teneur en éthanol qui se transforme en substance cancérigène après son ingestion. Combinés ou consommés séparément, l’alcool et le tabagisme représenteraient à eux deux les premières causes de mortalité évitable en France.

Résultats de l’étude

Menée par un groupe de chercheurs de l’université de Bangor et de Southampton, cette étude s’est intéressée aux effets de la consommation d’une bouteille de vin par semaine chez 2000 sujets des deux sexes, tous non-fumeurs. Grâce à des données recueillies via Cancer Research UK et des données reliées aux décès par cancer en Angleterre, ils auraient découvert que 10 de leurs sujets masculins et 14 au niveau des femmes seraient grandement susceptibles de développer la maladie au cours de leur vie. Pour ces dernières, les risques auraient été associés au cancer du sein tandis que pour les hommes, il s’agirait du cancer du tractus gastro-intestinal et du cancer du foie.

Les résultats obtenus pour le sexe féminin constitueraient, selon les scientifiques, un risque absolu de 1.4 % de développer un cancer sur du long terme face à 1% pour les hommes. Par conséquent, la consommation d’une bouteille de vin par semaine augmenterait les risques de cette maladie chez l’homme et la femme respectivement de la même manière que 5 et 10 cigarettes.

Que faut-il en penser ?

Pour le Dr Minouk Shoemaker du Institute of Cancer Research à Londres, il est nécessaire de nuancer ces résultats car les données utilisées dateraient de 2004, comme il l’explique à nos confrères de BBC. Selon le scientifique, de nombreux facteurs sont à prendre en compte dans le cadre d’une étude pareille, notamment la prédisposition génétique des sujets, la durée du tabagisme ou encore les effets sur les personnes ayant mis fin à cette addiction. A cet effet, il faut retenir que les résultats observés dépendent grandement d’hypothèses et de suppositions émises par les chercheurs.

Le directeur du UK Center for Tobacco and Alcohol Studies, Pr John Britton, explique quant à lui que le lien entre ces deux éléments est difficilement perceptible. Etant tous deux considérés cancérogènes, mettre le doigt sur la relation exacte entre leur consommation et les risques de développement de la maladie reste complexe. En effet, leur impact sur la santé ne se limite pas au qu’au cancer, mais pour ce professeur, le tabagisme reste le principal coupable.

Selon lui, il est difficile de faire un choix entre les deux en se basant sur les risques énoncés par les chercheurs. Il ajoute quand même que l’option la plus saine pour préserver la santé serait d’éviter ces facteurs de risque, tout simplement.  

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