Bill Gates avait annoncé l’arrivée d’une pandémie en 2015 et la manière dont nous devons nous y préparer

Alors que le coronavirus poursuit son expansion à travers le globe, les milliers de morts enregistrés en seulement trois mois démontrent que personne n’était prêt à faire face à cette pandémie. En Italie, et désormais dans certains hôpitaux de France, les professionnels de santé rapportent être dans l’obligation de faire le « tri » et se voient contraints de choisir parmi les patients admis en réanimation. C’est une situation inédite qui pousse les meilleurs systèmes de santé au monde à prendre des décisions difficiles à cause de l’afflux massif des malades. Pourtant, en 2015 et au lendemain de l’épidémie d’Ebola, Bill Gates mettait déjà en garde contre la survenue d’une telle pandémie. Une information relayée par l’OBS, le Point et le 20 minutes.

Avec 250 000 personnes contaminés à son actif, le virus qui touche désormais 159 pays, sur 198 au total, continue sa progression. Dans ce contexte, la France a depuis le mardi 17 mars à midi, décidé de placer le pays en confinement. Jusqu’au 31 mars au moins, les Français sont sommés de rester chez eux et de limiter leurs déplacements sauf en cas de nécessité. Et pour cause, en l’absence de vaccin et de traitement, cette mesure est indispensable pour limiter la propagation du virus.

En février dernier, l’OMS tirait la sonnette d’alarme en annonçant que le monde « n’est pas prêt à faire face » au coronavirus. Si Bruce Aylward, l’expert qui dirige la mission conjointe OMS/Chine a averti il y a quelques temps de l’importance de gérer la situation rapidement et à grande échelle, Bill Gates, dans une intervention qui date d’il y a 5 ans, exprimait ses craintes quant à l’explosion d’une pandémie à laquelle le monde n’était vraisemblablement pas prêt.

Bill Gates : en avance sur son temps ? 

C’est en 2015 que Bill Gates publiait un éditorial dans le New England Journal of Medicine. Dans la foulée de l’épidémie d’Ebola en Guinée, en Sierra Leone et au Libera, le milliardaire américain craignait l’irruption d’une épidémie à laquelle le monde n’était pas préparé. Il explique qu’il existe trois raisons pour lesquelles le virus qui a fait plus de 10 000 morts en Afrique de l’ouest ne s’est pas propagé : le travail héroïque des équipes de santé, le fait que le virus ne se propage pas dans l’air et le fait que celui-ci ait touché très peu de zones urbaines, exprime le philanthrope dans un « TED talk ». Et d’ajouter que : « la prochaine fois nous pourrions avoir moins de chance ».

Cette conférence qui sonne désormais comme une prédiction était passée presque inaperçue à l’époque. Pourtant Bill Gates y mettait en garde contre la survenue d’un virus capable de se propager dans l’air, à l’instar de la grippe espagnol qui, au début du 20ème siècle, avait fait des dizaines de millions de morts à travers le monde. « Imaginez un virus qui infecterait des gens sans qu’ils ne présentent de symptômes. Ils se sentiraient suffisamment en forme pour voyager ou sortir faire leurs courses (…) D’autres paramètres pourraient également empirer les choses : par exemple, un virus capable de se propager dans l’air comme la grippe de 1918 », avertit l’homme d’affaires.

En 2017, dans un sommet international en Suisse, l’homme visionnaire attirait une nouvelle fois l’attention des dirigeants quant au manque d’investissement dans la recherche pour développer des technologies capables de trouver rapidement des vaccins en cas de pandémie. Il rappelle que la préparation au risque pandémique est un problème qui nécessite une collaboration entre tous les pays. « Les épidémies se fichent des frontières. Dès lors que vous regardez les choses d’un point de vue humanitaire ou national, il faut que les investissements soient faits », urge l’ancien patron du géant informatique.

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