Asphyxie auto-érotique, un jeu sexuel qui peut conduire à la mort

L’asphyxie érotique est un jeu sexuel qui consiste à priver le cerveau d’un conjoint ou son propre cerveau d’oxygène pour ressentir plus de plaisir. Aussi appelée asphyxiophilie ou jeu du foulard, cette pratique séduit de nombreux hommes. Pourtant, cette pratique est associée aux pratiques BDSM (bondage, discipline, domination, sadomasochisme…). Découvrez comment la masturbation peut tourner au drame.

En termes de sexualité, chaque personne est différente et peut avoir ses propres préférences. Mais pour éveiller l’excitation et rendre les rapports sexuels plus fougueux, les spécialistes s’accordent à dire qu’une bonne communication est essentielle au sein du couple. Parmi les pratiques érotiques les plus surprenantes dans une relation sexuelle, on retrouve celle de l’asphyxie. Dangereuse, cette pratique sexuelle existe depuis très longtemps et fait l’objet d’un sujet tabou. Pleins feux sur l’asphyxiophilie. 

L’asphyxie érotique : un tabou potentiellement mortel

Selon Alain Héril, psychanalyste et sexothérapeute, l’asphyxie érotique est une méthode qui aide à booster l’excitation sexuelle en limitant l’apport d’oxygène dans le cerveau. Cette privation d’oxygène pourrait permettre d’éprouver un plaisir sexuel intense, selon les adeptes de cette perversion. Cette paraphilie peut impliquer différents actes comme la pendaison, la strangulation ou le fait de retenir sa respiration pour avoir un orgasme sans pareil. Bien que dans l’esprit collectif, cette pratique est corrélée au sadomasochisme, il semblerait que de nombreux jeunes s’adonnent à ce type de conduites sexuelles à risque. Ce qu’ils recherchent ? Une sensation de suffocation qui engendre un vertige et l’impression de frôler la mort. La prise de risque, ainsi que la raréfaction de l’oxygène, débouchent sur un état de transe qui augmente les sensations durant la montée orgasmique. En regardant de la pornographie ou des films à caractère sexuel, des images dangereuses peuvent marquer l’entrée dans la sexualité de certains adolescents. Ces derniers vivent leur sexualité de manière moins rigide et cherchent à atteindre l’orgasme par tous les moyens. Mais si parmi les formes de sexualité, priver son partenaire d’oxygène pendant l’acte sexuel peut être une expérience sexuelle comportant un risque, le fait de se masturber seul dans une chambre et de s’adonner à cette pratique relève de l’inconscience.

Plusieurs cas de morts dus à l’asphyxie érotique

Chaque année, on compte entre 300 et 1200 décès dus à l’asphyxie érotique rapporte Doctissimo. Cette pratique dangereuse est sollicitée par plusieurs personnes, les hommes étant plus attirés par la tendance. Généralement, la mort fait suite à des pratiques de strangulations solitaires. La perte de conscience survient durant l’asphyxie et la personne ne parvient plus à gérer la situation. Quand la personne meurt en se masturbant, on parle de suicide. Mais lorsque la personne décède alors qu’elle est avec son partenaire ou d’autres personnes, on parle de non-assistance à personne en danger voire même de meurtre sans préméditation. Dans un numéro paru dans la revue Forensic Science, Medicine, and Pathology, et relayé par Le Monde, le cas d’un homme de 49 ans victime d’une mort inattendue causée par l’asphyxie a été recensé. Vêtu de sous-vêtements féminins, d’une fausse poitrine et d’une perruque, l’homme avait un anneau métallique autour de la nuque et sa bouche était remplie par une balle de ping-pong fixée par une cordelette entourant sa tête. Le pénis et les testicules étaient dissimulés par le pli de l’aine et il avait un stylo inséré dans l’anus. Après une autopsie, les médecins légistes ont conclu qu’il s’agissait d’un décès autoérotique par strangulation. En sus, ces mêmes médecins ont découvert le cadavre d’un homme de 52 ans dans un appartement. L’homme était à genoux, pendu à deux collants attachés à une barre métallique. Des chaînes reliaient son cou, ses hanches et ses organes génitaux. Encore une fois, les médecins légistes ont conclu à une mort par pendaison liée à un acte autoérotique.   

Des fantasmes sexuels liés à l’asphyxiophilie

Les tendances sexuelles varient en fonction de plusieurs facteurs.  Or, pour s’épanouir sexuellement et avoir des rapports satisfaisants, il faut parfois laisser libre court à ses fantasmes. Seulement, les adeptes d’exhibitionnisme, de nécrophilie ou encore les pédophiles peuvent présenter un rapport au sexe différent et fuir les normes sexuelles. Leurs déviances sexuelles leur valent des critiques et des répressions. Chez la femme et l’homme qui cherchent à avoir des comportements sexuels hors norme, la notion de tabou continue de peser. Si certains peuvent jouir d’une sexualité normale, d’autres ont besoin de s’adonner à des dérivés fantasmatiques pour assouvir leurs désirs. Les préliminaires et la pénétration ne suffisent plus à combler leurs envies les plus folles. Selon nos confrères de Doctissimo, les adeptes de l’asphyxiophilie peuvent mettre en œuvre des scénarios sexuels incongrus. Par exemple, ils s’imaginent en train de faire l’amour avec Dark Vador, d’avoir des relations sexuelles sous l’eau ou dans une grotte. Certains hommes vont même jusqu’à éprouver rêver qu’ils éprouvent du plaisir en voyant une personne se noyer ou vouloir porter un masque pendant un acte sexuel. En réalité, le fantasme de l’asphyxiophilie peut dissimuler une tendance morbide. Il peut être corrélé à un trouble respiratoire vécu par le bébé pendant l’accouchement. Au fil des années, ce problème peut créer des perversions sexuelles en vue d’augmenter le plaisir pendant les actes sexuels. Les personnes qui ont ce genre de fantaisies sexuelles déviantes peuvent faire un lien entre asphyxie, plaisir, vagin et vie. 

Quand la vie sexuelle se dégrade 

Certains couples subissent de plein fouet une baisse de la libido chez l’un ou les deux conjoints. Au fil du temps, les relations intimes se raréfient et les conjoints rencontrent une frustration sur le plan sexuel. La baisse du désir touche les deux sexes de manière égale et engendre des rapports conjugaux tendus. Après la ménopause, certaines femmes ont du mal à prendre du plaisir durant un rapport sexuel. Manque de lubrification vaginale, baisse des hormones, libido en berne ou encore réponse sexuelle perturbée, peuvent causer une baisse de la fréquence des rapports sexuels. Mais en réalité, la sexualité des femmes peut être complexe et nécessiter un ensemble de paramètres. Parfois, la pénétration vaginale n’est pas suffisante pour avoir un rapport sexuel satisfaisant et atteindre l’orgasme. Les femmes doivent donc apprendre à connaître leurs zones érogènes et le fonctionnement sexuel de leur propre corps. Souvent, la stimulation du clitoris, ce petit bourgeon situé à l’intérieur de la vulve, est nécessaire pour aboutir au plaisir féminin. Ainsi, un cunnilingus ou encore des caresses génitales peuvent être de mise pour booster l’excitation d’une femme. Prendre le temps d’aller à la découverte de son corps aide à mieux identifier ses besoins sexuels. Les femmes doivent être aptes d’orienter leur partenaire sexuel pendant la relation pour augmenter le plaisir ressenti et jouir d’un plaisir intense. 

En sus, le stress, la dépression, l’anxiété et la peur de l’image de son corps peuvent altérer le plaisir et empêcher les femmes de vivre leur sexualité comme elles l’entendent. De leur côté, les hommes ont généralement des rapports physiques phallocentriques. Suite à une forte excitation, pendant la pénétration, une fellation ou encore des caresses érogènes, l’organe érectile d’un homme se gorge de sang jusqu’à aboutir à l’éjaculation. Seulement, il arrive parfois que les hommes aussi rencontrent des troubles de l’érection et aient du mal à avoir des rapports sexuels. L’impuissance masculine, ou dysfonction érectile, peut être due à différentes pathologies dont le diabète, les maladies neurologiques ou encore les hyperplasies de la prostate. Certains hommes souffrent d’une éjaculation précoce qui les empêchent de s’épanouir pleinement durant le coït. À cela s’ajoute une altération de la satisfaction sexuelle de leur partenaire qui engendre une culpabilité lancinante. Dans tous les cas, si vous souhaitez prendre des habitudes sexuelles favorables à la jouissance et que vous avez du mal à vous épanouir dans l’intimité, il peut être judicieux de consulter un sexologue en vue de mieux connaître l’origine du problème.

Lire aussi Asphyxie auto-érotique, un jeu sexuel qui peut conduire à la mort

Contenus sponsorisés