Allongez-vous avec vos enfants jusqu’à ce qu’ils s’endorment conseille une professeur d’université

Allongez-vous avec vos enfants jusqu’à ce qu’ils s’endorment conseille une professeur d’université


Allongez-vous avec vos enfants

Bien qu’assez controversé, s’allonger à côté de son enfant au moment du coucher, est un rituel qu’emploie une bonne majorité des parents. Controversé, car cela affecterait l’autonomie et la confiance que peuvent développer les enfants. Pourtant, la plupart des parents ne jurent que par cette routine qui si l’on en croit certaines études, ne relèverait pas forcément d’une mauvaise habitude mais bel et bien d’un apport de soutien et de confort qui leur permettent justement, tout en leur donnant un sentiment de sécurité, d’évoluer dans les meilleures conditions.

Qui a dit que s’allonger aux côtés de son enfant pour l’aider à s’endormir était mauvais ? Cette habitude, pour ne pas dire « rite » est adoptée par certains  parents au moment du coucher de leur enfant. Parce que le coucher est trop compliqué ou que c’est le seul moment de la journée ou des parents peuvent passer un tendre moment avec leur enfant, ou même tout simplement lorsqu’un enfant a besoin et quémande la présence de ses parents à ce moment de la journée ; moment justement où l’échange devient plus intime.    

Théorie de l’attachement parental

Un enfant, et en particulier lorsqu’il est en bas âge et n’ayant pas forcément tous ses repères, recherche presque constamment la présence de ses parents pour être rassuré, surtout lors du moment du coucher.  

Le principe de l’attachement parental qui s’apparente à une philosophie générale d’éducation des enfants, veut justement et met l’accent sur l’apport de soutien physique aux enfants afin que ceux-ci puissent bénéficier d’un sentiment de sécurité. 

D’ailleurs, selon Susan Krauss Whitbourne, Professeur de sciences psychologiques et cérébrales à l’Université du Massachusetts à Amherst, il existe des preuves tangibles que la parentalité proximale permet aux enfants de réussir plus tard en tant qu’adultes. « C’est une approche sensée qui favorise la santé physique et psychologique chez les enfants », a-t-elle déclaré dans un article paru en 2013 dans Psychology Today.

La théorie de l’attachement met en évidence un lien affectif entre une personne et une autre personne qui en prend soin. Cette théorie, prend tout son sens lorsqu’il s’agit d’un lien entre un enfant et la personne qui en prend soin, en l’occurrence les parents ; qui font en majorité office de figure d’attachement, qui prennent en charge les besoins de l’enfant en termes de protection, soins et sécurité, surtout lorsque celui-ci est en bas âge. 

Une étude met d’ailleurs en avant l’avantage de l’attachement parental au profit des enfants. A savoir, que si les besoins, en partie émotionnels, d’un enfant ne sont pas comblés par les parents, le stress généré par ce manque, peut entraîner des lésions cérébrales irréversibles et favoriser la probabilité de problèmes graves dans le développement des enfants.

Comptabilité entre principe d’attachement et autonomie de l’enfant ?

L’être humain perpétue ce système d’attachement de façon instinctive depuis la nuit des temps. Et ce processus contribue tout simplement à sa survie. Le lien d’attachement qui subsiste entre un enfant et ses parents et qui implique, soutien, présence et amour, est donc primordial à sa bonne évolution. En d’autres termes, le fait que l’enfant manifeste ses besoins d’attachement et que l’adulte y réponde est assurément nécessaire à son développement et n’affecte en rien son autonomie future, ce qui inclut qu’effectivement, être présent pour son enfant lors du coucher n’est sûrement pas une mauvaise habitude !

Les adultes qui ont pu approfondir et développer un solide lien d’attachement avec leurs parents ont des vies plus heureuses et moins conflictuelles. Il y a même des recherches qui suggèrent qu’ils pourraient être eux-mêmes de meilleurs parents à l’avenir. 

En clair, vous pouvez très bien vous allonger à côté de votre enfant avant qu’il ne s’endorme et lui parler, lui chanter des comptines, lui lire une histoire, l’écouter ou tout simplement le prendre dans vos bras ; tout ceci, n’affectera en rien son évolution.