A 8 ans, ce petit surdoué à décroché le bac !

A 8 ans, ce petit surdoué à décroché le bac !


A 8 ans, ce petit surdoué à décroché le bac !

Alors que le cursus normal scolaire prévoit 12 années, Laurent Simon a obtenu l’équivalent du Baccalauréat en Belgique à seulement 8 ans. Quelle est l’histoire de cet enfant et qui sont ces petits surdoués que l’on retrouve tous les ans ? Ne risque-t-il pas de prendre la grosse tête ?

Laurent Simon a fait sa première conférence de presse après l’obtention de ce fameux sésame. Remettons les choses dans leur contexte. A 8 ans, il aurait dû à la rentrée de Septembre commencer son année de CE2. Avec10 ans d’avance, il a pris une toute autre voie qui fait la fierté de son pays et de ses parents. 

Laurent, élève surdoué

Après avoir expédié les 3 ans de Lycée en un an et demi, Laurent déclare qu’il s’ennuyait en classe : « Parfois, les élèves mettaient trop de temps à répondre alors je répondais à leur place ». Ses parents ont remarqué très tôt que « Pour lui, c’était difficile de jouer avec les autres. Il regardait comment cela se passait. Il faisait les choses différemment. Il ne savait pas quoi faire des jouets. ». Son père ajoute même « Il n’allait pas souvent au lycée mais apprenait tout seul en général ». Il faut dire que ses amis du Lycée La St-Jozefhumaniora de Bruges, au sont âgés de 17, 18 ans voire plus. Ce jeune garçon d’Ostende a voulu comme tous les enfants être astronaute ou chirurgien mais c’est finalement vers les études d’ingénieur qu’il s’est tourné. « Ma matière préférée, ce sont les mathématiques, détaille-t-il. Parce que c’est très vaste. Il y a la statistique, la géométrie, l’algèbre… Il y a plusieurs directions » explique le jeune prodige. C’est son souhait de vouloir travailler avec les ordinateurs qui l’a poussé dans cette voie. Ses parents ont fait le choix de ne pas lui mettre la pression : « S’il décidait demain de devenir menuisier, cela ne nous poserait aucun problème. Du moment qu’il est heureux. ». Ils veillent également à ce que les moments tendres et de complicité entre un enfant de 8 ans et ses parents perdurent.

Laurent, fils d’un papa belge et d’une maman hollandaise, a un Quotient Intellectuel (QI) de 145 ce qui fait de lui un surdoué comme 2% de la population française (plus de 130 de QI). Un jeune prodige français, Hugo Sbaï s’est également illustré en début d’année en devenant docteur en informatique à 17 ans (Bac+8). Devenu chercheur en cyber sécurité à Oxford, il poursuit également un master de Droit à distance.

Comment détecter et gérer la précocité ?

Lorsque l’on est parent, il est important de stimuler mais surtout de ne pas augmenter la pression sociale déjà existante. Il ne faut par arborer son enfant précoce comme un trophée. La précocité peut révéler un surdoué mais il est possible que certains signes de précocité ne se transforment pas en enfant à haut potentiel intellectuel. Si votre enfant fait des phrases structurées avec un langage soutenu avant ses 2 ans, il se peut qu’il soit précoce tout comme un ensemble d’indicateurs (marche avant 10 mois, montée des escaliers en autonomie avant 24 mois, prise à la cuillère seul avant 12 mois, accumulation des « pourquoi »…).Le QI qui sert d’indicateur est déterminé vers 6 ou 7 ans et n’évolue que peu après cet âge. 2 profils d’enfants à haut potentiel ont été élaborés par l’équipe du Dr Olivier Revol, psychiatre français :

  • Homogène (58% des enfants), avec un développement cognitif harmonieux et une grande facilité à apprendre. C’est l’image plus typique de l’enfant surdoué et il réussit assez bien à s’adapter. Il reste très sensible aux attentes des autres et a une scolarité classique. Il peut s’ennuyer et vivre de l’anxiété ainsi que des difficultés sociales (sentiment d’être incompris).
  • Hétérogène ou complexe (42% des enfants) avec de grandes disparités entre leurs différentes capacités cognitives. L’enfant surdoué a des troubles d’apprentissage, des troubles moteurs ou des troubles de langage. Son cerveau pense constamment et traduit une très grande créativité intuitive dont la pensée analogique rend la planification très difficile.  Attachant et généreux, il est non conventionnel et hypersensible. Sa réussite scolaire est très variable (de la réussite à l’échec) et dépend souvent de sa relation avec l’enseignant.

L’adaptation est la partie la plus difficile pour l’enfant qui doit interagir avec un monde qui ne le comprend pas. Les tests de dépistage se font auprès des professionnels de santé ou des psychologues. Si vous avez reconnu des traits de caractères de votre enfant, nous vous conseillons de faire appel aux équipes compétentes pour déterminer son niveau de douance.


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