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A 50 ans elle s’apprête à accoucher du bébé de son fils, sa belle fille la remercie

Bien des couples font appel à des mères porteuses qui prêtent leur ventre au couple le temps de la grossesse. Le recours à cette méthode est dû à l’incapacité de la femme à porter un enfant à cause d’un certain nombre de problèmes d’ordre médical. Ce recours appelé aussi « gestation pour autrui » (GPA) a d’ailleurs été adopté, aussi, par les couples homosexuels qui ne désirent pas recourir à l’adoption.

GPA et mode d’utilisation

La gestation pour autrui (GPA) peut se faire de deux manières :

  • Soit la mère porteuse donne son ovocyte ou ovule reproductrice féminine.
  • Soit, c’est la mère qui a l’intention d’avoir un enfant qui fournit son ovule. Dans ce cas de figure, elle demeure la mère biologique de l’enfant.

La GPA dans certains pays

En France, la gestation pour autrui (GPA) est interdite et passible de six mois d’emprisonnement ainsi que d’une amende de 7500 Euros. Les couples français qui choisissent le recours à la GPA devraient se rendre dans un pays étranger qui autorise cette méthode. Parmi les pays qui autorisent la GPA, nous trouvons entre autres, la Grande-Bretagne, la Grèce, la Roumanie, l’Afrique du Sud, le Brésil et le Canada ainsi que quelques états américains.
Un cas insolite s’est produit aux Etats-Unis, concernant une américaine nommée Kayla Jones de 29 ans, qui réside à Texarkana dans l’Arkansas. Dans l’incapacité de tomber enceinte, elle a fait appel à sa belle-mère pour porter son enfant. 

Une mère qui porte l’enfant de son fils, un cas pas très courant

accoucher du bébé de son fils

A 17 ans, Kayla avait subi une hystérectomie partielle de son utérus, due à une tumeur bénigne ; elle était de ce fait privée de porter un enfant. Cependant, ses ovaires étaient intacts pour concevoir un bébé. Lorsqu’elle rencontra son mari Cody, son envie d’avoir un enfant grandissait de plus en plus. Plusieurs options étaient envisagées qui étaient relatives soit à l’adoption, soit à la GPA. 
Optant finalement pour la gestation pour autrui, leur recherche d’une mère porteuse n’apportait pas ses fruits ; ils n’arrivaient pas à trouver la personne idéale pour porter leur enfant.
Après de vaines recherches, Patty Resecker, la belle mère de Kayla  s’est proposée au couple, comme mère porteuse. Toutefois, la belle-mère, âgée alors  de 50 ans était en pleine ménopause. L’idée paraissait farfelue et insolite mais après plusieurs recherches, il s’est avéré que plusieurs grand-mères ont été mères porteuses. Aussi, après plusieurs analyses, la belle-mère a été autorisée à recevoir le don d’ovocytes de sa belle-fille et le sperme de son fils, pour tenter une éventuelle grossesse.

accoucher du bébé de son fils

Le résultat s’est soldé positif après deux tentatives de fécondation in vitro, et Patty s’est retrouvée enceinte à 50 ans.

accoucher du bébé de son fils

Le premier test de grossesse a été fait à domicile sur la base de l’urine de Patty qui s’est avéré positif à la plus grande joie du couple.
Le 30 décembre, Patty a accouché par césarienne et le petit Kross est né au bout de 7 mois de grossesse. La mère porteuse qui est en même temps la grand-mère de Kross était honorée et heureuse d’avoir pu apporter la joie de la maternité à son fils et à sa belle-fille.

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Une mère qui porte l’enfant de son fils, entre polémique et geste humanitaire

Des cas similaires de la GPA ont été enregistrés, notamment en Grande Bretagne, lorsqu’une femme de 46 ans a porté l’enfant de son fils célibataire. L’affaire avait fait polémique, d’une part car il n’était pas marié, d’autre part parce qu’elle était jugée sur le plan éthique comme un inceste moral. Cependant, plusieurs cas similaires de gestation pour autrui ont été enregistrés en Espagne et au Portugal.

Risques de la grossesse tardive

Médicalement parlant, une grossesse est considérée comme tardive lorsqu’elle survient après l’âge de 40 ans. Des complications peuvent se produire et les risques sont plus fréquents pour la mère et l’enfant. Le Dr Joëlle Belaisch-Allart, chef du service de gynécologie-obstétrique de l’hôpital de Sèvres  en France, a expliqué à Sciences et Avenir que le taux de femmes enceintes de plus de 40 ans est en constante augmentation eu Europe, notamment en France. Toutefois, des risques sont envisageables comme celui de la fausse couche, de l’anomalie chromosomique, de la naissance prématurée de l’enfant ou encore de l’hémorragie obstétricale qui peut être une cause de mortalité.

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