A 15 ans, elle décède électrocutée par son smartphone en charge

Dans le premier rapport de son “Observatoire des pratiques numériques des Français”, Bouygues Télécom a révélé que 84% des 15-25 ans seraient dépendants de leur mobile. Ces derniers naviguent ou utilisent leur téléphone environ 2h30 par jour, soit un total de 38 jours par an calculés par nos confrères du Parisien. Ce comportement d’addiction ne manque pas d’entraîner des conséquences désastreuses pour les jeunes, augmentant les risques liés à un usage excessif de cette technologie aussi bien en France que dans d’autres parties du monde. Une adolescente russe en a malheureusement fait les frais. Son histoire est relayée par The Mirror.

La “nomophobie”. Un mot qui aurait vu le jour en 2008 pour désigner la peur excessive à l’idée d’être privé de son téléphone portable. Désormais associé à une dépendance extrême à cet outil technologique, certains experts souhaiteraient même qu’il soit reconnu comme pathologie officielle, explique France Info. Si cette idée peut susciter des opinions divergentes, il n’en demeure pas moins que dans certains cas, l’addiction présente de véritables risques.

Une histoire tragique

C’est Irina Rybnikova, une adolescente russe de 15 ans et championne d’arts martiaux qui en a subi les frais. Celle ci a perdu la vie en Sibérie, alors qu’elle était dans sa baignoire.

Les faits évoquent la chute dans l’eau de son Smartphone branché au chargeur. L’adolescente décède immédiatement après l’électrocution, le téléphone étant branché à 220 Volts.

Irina Rybnikova était dans la fleur de l’âge, combinant une beauté juvénile et une vigueur physique faisant d’elle une passionnée et une championne des arts martiaux. D’ailleurs, elle pratiquait le pancrace, un sport de combat d’origine grecque combinant au temps des Jeux olympiques antiques quasiment toutes les techniques, dont il garde aujourd’hui  la lutte et la boxe.

Selon ses proches,  “Elle rêvait de devenir championne du monde”. Sa grande soeur, Tatiana, s’est confiée endeuillée, à un journal russe : « En août dernier, elle est devenue la marraine de mon enfant. Il l’appelait “Nanny”. Et maintenant, elle n’est plus avec nous… Nos coeurs sont brisés ».

Quelques explications mais aucune prévention

Yury Agrafonov, chef du département radio-électronique de l’Université d’État d’Irkoutsk en Russie, a révélé au Mirror :  « Si le téléphone n’était pas branché sur du 220 volts, tout cela ne se serait pas produit », expliquant ainsi que l’eau et l’électricité ne font pas bon ménage.

La mort subite de la petite Irina rappelle un autre drame d’une fillette de 14 ans décédée dans des circonstances similaires à Outreau, dans le nord de la France. Pendant qu’elle prenait son bain, elle manipulait son téléphone jusqu’à ce qu’il tombe dans l’eau et qu’il ne soit plus possible de la réanimer, suite à un arrêt cardio-respiratoire.
La multiplicité de ces histoires, doit pousser les autorités et la société civile à réfléchir à des solutions durables afin de protéger les enfants presque obnubilés face à la technologie, qui les pousse à garder leur téléphones même lorsque cela les met en danger, sans parler des ondes S nocives pour la santé que certains smartphones émettraient, exposés dans une liste récemment dressée par l’Agence nationale des fréquences (ANFR) et publiée par l’Association 60 million de consommateurs.

Une histoire d’addiction ?

Le psychologue Samuel Dock qualifie nos comportements à l’usage du téléphone de « wilfing » : un mot anglais pour désigner cette manie de défiler les flux d’actualité, les photos d’un réseau social à l’autre, sans arrêt. C’est cela qui pousserait à baisser la vigilance en situation de danger, lorsqu’on traverse la route par exemple. Il explique à nos confrères de LCI,
« une partie de notre identité est spoliée par le téléphone parce qu’on lui accorde une partie de notre énergie psychique (…) La personne qui est rivée à son smartphone se trouve dans un état hypnotique ».
Pour l’expert, il serait essentiel de faire preuve d’introspection afin d’évaluer notre utilisation des smartphones. Leur usage devrait donc être limité à nos besoins réels et non à des réflexes mécaniques sans fondement qui, selon lui, nous rendraient comparables à des zombies sociaux.

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