9 signes d’AVC chez les femmes que vous ignorez

Notre corps est une puissante machine qui nous informe lorsque des dysfonctionnements entravent certains organes. Un arrêt vasculaire cérébral, communément appelé AVC, peut survenir de façon soudaine quand le cerveau est privé d’oxygène pendant une période plus ou moins longue. En France, on considère que près de 140 000 personnes sont atteintes d’un AVC chaque année. Cette urgence vitale représente la première cause de mortalité chez la gent féminine. En outre, une prise en charge rapide maximise les chances de s’en sortir. Dans ce sens, passons en revue les 9 signes précurseurs d’un AVC chez la femme.

L’AVC peut survenir lorsqu’un vaisseau sanguin dans le cerveau se rompt ou s’obstrue par un caillot sanguin. En conséquence, le cerveau se retrouve privé d’oxygène et peut subir des dommages irréversibles. En effet, cette attaque cérébrale est la première cause d’invalidité physique chez l’adulte et la deuxième cause de la survenue de la maladie d’Alzheimer. Par ailleurs, il existe deux types d’accidents vasculaires cérébraux : les infarctus cérébraux et les hémorragies cérébrales ou méningées.

Les types d’accidents vasculaires cérébraux

Les infarctus cérébraux

On estime que 80% des AVC sont dus à des infarctus cérébraux, aussi appelés AVC ischémiques. Ce type d’accident se manifeste lorsqu’une artère cérébrale est obstruée par un vaisseau sanguin. La victime peut alors garder des séquelles plus ou moins graves. Cette attaque cérébrale peut être causée par des troubles du rythme cardiaque, une rupture de la plaque d’athérome, une atteinte des petites artères cérébrales ou encore une dissection des artères carotidiennes et vertébrales. Dans de rares cas, l’AVC ischémique apparaît suite à l’obstruction d’une veine par un caillot de sang : une thrombose veineuse cérébrale.

Les hémorragies cérébrales et méningées

20% des AVC sont d’origine hémorragique. Cette attaque survient lorsqu’une artère cérébrale se rompt. Cette dernière peut être située au niveau du cortex cérébral ou des méninges. L’AVC hémorragique peut se manifester suite à un traumatisme, à une malformation des vaisseaux ou à une tumeur.

Les 9 signes d’un AVC chez la femme qu’il convient de repérer

Contrairement à ce que certains peuvent penser, les femmes ont plus de risques que les hommes d’avoir un AVC. « Les femmes ont des vulnérabilités propres, pour l’essentiel liées à leur vie hormonale, qui ne sont pas toujours suffisamment prises en compte par les médecins et leurs patientes », explique le professeur Cheryl Bushnell.

Selon nos confrères du Figaro, certains signes sont communs aux deux sexes :

– Des étourdissements
– Des difficultés lors de la prise de parole (problèmes d’articulations ou difficultés à trouver les mots)
– Une paralysie brutale d’un membre ou d’un côté du corps
– Des troubles de l’équilibre
– Une faiblesse musculaire

Certains symptômes sont par contre spécifiques à la gent féminine, indique le média.

–  Un hoquet qui se manifeste plusieurs fois par jour
–  Des maux de tête persistants
–  Une douleur dans la poitrine
–  Un engourdissement de tout le corps

“Les femmes ne devraient pas ignorer ces symptômes et espérer qu’ils passeront”, prévient le Dr Greene-Chandos, directrice du département en soins neurologiques à Wexner dans l’Ohio.

Connaître les facteurs de risque pour mettre en place les moyens de prévention nécessaires :

Pour prévenir la maladie, une meilleure connaissance des facteurs de risque est indispensable. Encore une fois, certains de ces facteurs concernent les deux sexes, tandis que d’autres sont spécifiques à la gent féminine.

Parmi les facteurs de risques d’un AVC tous sexes confondus, on retrouve :

– L’âge : la plupart des AVC surviennent après 75 ans. Néanmoins, 25% des victimes ont 65 ans ou moins.
– Les maladies cardiaques qui impliquent la prise d’un traitement anticoagulant à vie
– L’hypertension artérielle
– L’hypercholestérolémie
– Le diabète
– Le tabagisme
– L’excès d’alcool
– Le manque d’exercice physique

Les facteurs de risque chez les femmes

Du côté des femmes, certains AVC peuvent survenir suite à la grossesse, la ménopause ou encore la prise de traitements hormonaux.

Comme l’explique Charlotte Cordonnier, chercheuse à l’Inserm et chef de service de neurologie et de pathologie vasculaire au CHU de Lille “lorsqu’une femme enceinte développe une hypertension artérielle ou une prééclampsie, son risque de faire un AVC des années plus tard, augmente”. En réalité, les hormones féminines jouent un rôle dans la survenue de ce trouble. En outre, l’experte indique que lorsque le taux d’œstrogènes baisse comme c’est le cas lors de la ménopause, la femme s’expose à un risque d’AVC. Par ailleurs, les contraceptifs estroprogestatifs sont susceptibles de provoquer une attaque cérébrale.

Néanmoins, en adoptant une bonne hygiène de vie, les hommes et les femmes peuvent se prémunir contre ce risque. Pour ce faire, opter pour une alimentation équilibrée, faire de l’exercice physique, éviter le tabagisme, contrôler son poids et son état de santé sont des moyens de prévention efficaces.

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