3 phrases des parents qui détruisent l’estime de soi des enfants

Une bonne estime de soi est l’un des meilleurs cadeaux que vous puissiez procurer à votre enfant. Il se sentira aimé, heureux et épanoui au fur et à mesure qu’il grandit. A l’âge adulte, il aura acquis une confiance et une image de soi positive, l’incitant ainsi à faire les bons choix dans sa vie. En revanche, un enfant qui souffre d’une faible estime de soi se verra amoindri et dénué de toute assurance, sans possibilité d’aller de l’avant et de se propulser dans un avenir prometteur. Naitre et grandir, nous fait le point sur les comportements des parents pouvant nuire au bon développement psychologique de leur enfant.

Certains parents en pensant bien faire, risquent d’avoir des comportements pouvant porter atteinte à l’estime de soi de leur enfant. Paroles, actes ou encore modes d’expression, ont autant de pouvoirs sur l’adulte de demain, que ce soit pour le meilleur ou pour le pire. Pourtant, il est facile de remarquer très tôt si l’enfant est bien dans sa peau ou pas.

Selon KidsHelth, l’estime de soi est primordiale dans la mesure où l’enfant se sent confiant pour tenter des expériences et des choses nouvelles dans sa vie tout en ressentant de la confiance et de la fierté dans ce qu’il entreprend. L’échec du début est largement accepté et la réussite suit son cours normal dans tous les domaines, qu’ils soient professionnels ou personnel.

A contrario, la faible estime de soi constitue une pierre d’achoppement à toute évolution aussi bien psychique qu’interpersonnelle. L’échec devient une entrave à la bonne assurance, ayant pour conséquence le découragement et l’inhibition de nouvelles tentatives.

Afin d’éviter ce handicap psychologique à votre enfant, il y a trois choses qu’il est important d’éviter de faire.

·       « Tu es nul » L’abus verbal

Le pouvoir des mots a des conséquences psychologiques considérables sur l’enfant ayant pour séquelles, des dégâts émotionnels qui peuvent s’ensuivre. Ainsi, l’abus verbal est aussi nuisible que l’abus physique. Nos pensées, lorsqu’elles ne sont pas encore exprimées ne sont pas encore nocives. Aussi, avant de les extérioriser, il est nécessaire de réfléchir à la façon de les émettre de la manière la plus subtile possible afin que nos paroles demeurent constructives et non néfastes ou humiliantes pour l’enfant.

Les réprimandes peuvent être positives mais dans le cas contraire et lorsqu’elles sont abusives, elles provoquent des douleurs qui restent gravées dans la mémoire de l’enfant. Ce dernier les traîne tout au long de son développement avec pour conséquence une faible estime de soi. Et souvent pour retrouver le soutien dont il a manqué, cet enfant en quête d’amour peut soit se tourner vers des tiers qui ne sont pas à même de lui prodiguer l’épanouissement dont il a besoin, ou encore infliger cette même douleur à d’autres personnes et devenir par conséquent un persécuteur invétéré.

·       « Ton frère est meilleur que toi » La comparaison avec les frères et sœurs

Il est souvent dégradant pour un enfant d’être comparé à son frère ou à sa sœur, lorsqu’il s’agit des compétences en tout genre. Pour certains parents, ce comportement serait normal afin d’inciter l’enfant à faire des progrès, mais souvent cela engendre l’effet contraire puisque ce dernier pourrait ressentir une certaine diminution en pensant qu’il n’est bon à rien et qu’il ne pourra jamais être à la hauteur.

Aussi, au lieu de comparer votre enfant avec ses frères et sœurs, il vaudrait mieux l’encourager verbalement à développer ses qualités intrinsèques et de le féliciter pour les efforts qu’il fournit afin d’acquérir la confiance dont il a besoin pour développer sa propre personnalité, puisqu’après tout, nous sommes tous uniques en notre genre.

La mauvaise communication avec l’enfant

Les messages envoyés à l’enfant doivent être verbalisés avec un langage positif ; le but étant de créer un climat d’harmonie avec son enfant. Aussi, il est possible de recourir au message « je » qui fait référence au ressenti des parents par rapport à un comportement inadéquat de l’enfant, sans jugement ni accusation : « Quand tu ne ranges pas ta chambre, ça me déçoit car j’ai mille choses à faire et j’aimerais que tu sois plus coopératif ».

Par ailleurs, il est important de ne pas dire à votre enfant que ça vous ferait plaisir qu’il fasse telle chose pour vous. Il pourrait ressentir cela comme un chantage affectif et penser que vous ne l’aimez pas d’une façon inconditionnelle.

Ainsi, il est important d’apprécier son enfant à sa juste valeur, d’éviter de le sermonner avec des paroles acerbes et de savoir comment communiquer avec lui de la manière la plus perspicace possible. Le plus important est aussi de savoir être un bon modèle pour son enfant et de travailler sur sa propre estime de soi afin que ce dernier puisse s’en inspirer.

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