Comment prendre soin de sa santé vaginal ?

Quelles sont les infections les plus courantes ? Quels sont les signes qui doivent alerter ? Les bons réflexes à adopter pour limiter ces désagréments et prendre soin de sa santé vaginale.

Règles, rapports sexuels, maternité, ménopause… chaque étape de la vie d’une femme engendre des modifications de son corps. D’où la nécessité de prendre soin de sa zone intime et fragile. « Le vagin, comme tous les orifices, se défend très bien tout seul, grâce aux sécrétions et à la flore naturelle qui y vit », indique Martin Winckler, médecin généraliste et auteur de C’est mon corps aux Éditions de L’Iconoclaste. La flore vaginale abrite des bactéries, les lactobacilles, qui produisent de l’acide lactique, régulent le niveau d’acidité (le pH) du vagin entre 3,5 et 4,5 et permettent de le protéger des bactéries et des virus extérieurs.

La vaginose bactérienne

Elle se traduit par un déséquilibre de la flore vaginale normale qui apparaît lorsque les lactobacilles ne sont secrètement plus suffisamment lactiques et que d’autres bactéries acides (gardnerella, mycoplasmes…) colonisent le milieu vaginal à leur place. Les facteurs liés à l’origine de ce déséquilibre sont divers : recours aux spermicides, douches vaginales, tabagisme, prise prolongée d’antibiotiques, très règles abondantes pendant plusieurs semaines… « Il semble que la prise d’une pilule “combinée” (contenant des estrogènes) ait un effet protecteur, car les oestrogènes contribuaient au développement des lactobacilles, souligne Martin Winckler. Elle se caractérise par des symptômes de vaginite (inflammation vaginale) : des pertes vaginales plus importantes que d’ordinaire (parfois colorées ou non), une mauvaise odeur, une irritation de l’intérieur du vagin ou de la peau autour de la vulve. La vaginose n’est pas en soi une maladie grave, mais elle fragilise la muqueuse et la rend plus vulnérable aux infections sexuellement transmissibles (IST). Il est donc important de traiter au plus vite. » Cette pathologie est déterminée par prélèvement vaginal, analysée en laboratoire. Elle se soigne par préconisations et antiparasitaires (métronidazole, clindamycine). Si elle survient à nouveau, le médecin prescrit un traitement prolongé de 4 à 6 mois. analysé en laboratoire. Elle se soigne par préconisations et antiparasitaires (métronidazole, clindamycine). Si elle survient à nouveau, le médecin prescrit un traitement prolongé de 4 à 6 mois. analysé en laboratoire. Elle se soigne par préconisations et antiparasitaires (métronidazole, clindamycine). Si elle survient à nouveau, le médecin prescrit un traitement prolongé de 4 à 6 mois.

Une mycose vaginale

La mycose vaginale est une infection superficielle de la peau ou des muqueuses (tissu humide de la paroi vaginale), liée à la présence permanente de champignons microscopiques dans les plis de la peau (sur la vulve, au coin des lèvres). Les mycoses vulvaires ou vulvo-vaginales entraînent une inflammation et de fortes démangeaisons des grandes et petites lèvres. Dans la plupart des cas, elles sont bénignes mais tendent à récidiver et se produisent avec des médicaments « antifongiques ». Aux traitements successifs apaisants succèdent de nouvelles brûlures et démangeaisons. « Ou, ces symptômes sont auto entretenus par les traitements répétés parfois. L’explication est simple : les mycoses vaginales sont souvent soignées par des « traitementsminute », constituées par un seul ovule, ou 3 ovules à insérer 3 jours de suite dans le vagin »

Une infection récidivante…

« Mais même quand les champignons ont été traités, la zone enflammée le reste pendant quelques jours », indique encore Martin Winckler. Le moindre frottement ou une irritation peut relancer la douleur même en l’absence de récidive de l’infection. Face à une résurgence des symptômes, les médecins conseillent alors de soigner la zone enflammée de la peau autour de la vulve avec une pommade contenant une pâte à l’eau à base d’oxyde de zinc, en complément de l’ovule-médicament à insérer dans le vagin. Cette crème protectrice permet d’apaiser les irritations cutanées, d’empêcher leur propagation et d’éviter des douleurs. Il suffit de l’appliquer plusieurs jours après la fin du traitement jusqu’à la guérison de l’infection. Les mycoses ne sont ni des IST ni contagieuses. En l’absence de symptômes,

Les douleurs vulvaires chroniques

Avoir des douleurs

Avoir des douleurs – Source : spm

Les brûlures et démangeaisons ne sont pas liées aux IST ou une infection. Elles peuvent être le symptôme d’une vulvodynie, douleur neuropathique de la vulve, d’une vestibulodynie, douleur du vestibule à l’entrée du vagin ou d’une clitoridodynie, douleurs au niveau du clitoris. Produites par le système nerveux, quelques mois après une blessure ou une lésion traumatique parfois, ces douleurs vulvaires chroniques (brûlures ou sensations de « chocs électriques ») sont ravivées par le moindre contact (insertion d’un tampon, examen gynécologique, rapport sexuel). La vulve étant une partie très sensible, la moindre irritation peut être expliquée par des produits d’hygiène, les spermicides des préservatifs, les substances issues des tampons et serviettes hygiéniques, un déodorant, une épilation. Côté hygiène intime, mettez sur un soin lavant doux sans savon à rincer à l’eau claire après la toilette intime avant de bien sécher la zone. Irritations, démangeaisons, pertes blanches, mauvaises odeurs, sécheresse intime… en cas d’inconforts ou de désagréments liés à une hygiène intime inadaptée, demandez conseil à votre médecin traitant.

Éviter le SCT

Utiliser un tampon

Utiliser un tampon – Source : spm

Pour éviter le « syndrome du choc toxique (SCT) », reconnu comme principal risque sanitaire lié à l’utilisation des tampons et coupes menstruelles, dans un rapport de janvier 2020 de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l ‘environnement et du travail (Anses), il convient de changer les premières toutes les 3 à 6 heures maximum et les secondes toutes les 8 heures. En effet, pendant les règles, le pH du vagin est moins acide et présente un terrain de culture favorable pour le staphylocoque doré qui, à la faveur d’une stagnation de sang peut se développer. Seule une petite proportion de staphylocoques dorés peut produire des toxines nocives à l’origine du SCT, une pathologie rare mais qui peut avoir de graves conséquences.

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