4 signes inhabituels du cancer du côlon que les gens ignorent pendant des années


Le cancer est une maladie qui peut toucher plusieurs organes de notre corps. Pour limiter les dégâts qu’il peut causer et réduire les risques d’en périr, il faut absolument être à l’écoute de son corps pour en détecter les premiers signes et ainsi effectuer un dépistage précoce qui multipliera vos chances de guérison. Parmi les types de cancer les plus répandus, nous retrouvons le cancer du côlon. Quels en sont donc les symptômes révélateurs ?

Le cancer du côlon est l’un des types de cancers les plus répandus et les plus mortels. Il occupe la 2ème place en taux de mortalité, derrière le cancer des poumons. Se déclarant généralement chez les personnes de plus de 50 ans, il est dû à une mutation des polypes – excroissances charnues – qui se trouvent habituellement sur la paroi de l’intérieur du côlon en des cellules cancéreuses. Leur évolution en tumeurs se fait de manière progressive et demande une durée de temps prolongée qui peut atteindre 10 ans. Mais si le cancer du côlon n’est pas diagnostiqué et traité de manière précoce, il peut se propager et atteindre les ganglions lymphatiques, le foie, ainsi que d’autres organes.

Pour vous aider à mieux déchiffrer les signaux envoyés par votre corps et qui peuvent indiquer le développement de tumeurs au niveau du côlon, voici 4 symptômes qui sont généralement ignorés ou confondus avec ceux d’autres problèmes digestifs, plus bénins.

4 symptômes précoces du cancer du côlon :

1 – Perte de poids inexpliquée :

Une perte de poids qui ne vient pas suite à un changement dans le régime alimentaire ou à une activité physique intense, peut être le signe du développement de plusieurs types de cancer, y compris celui du côlon. Donc, si vous souffrez d’un manque d’appétit chronique et que vous perdez 5% de votre poids sur une période de 6 mois, il est vivement recommandé de consulter. Ceci pourrait indiquer que les cellules cancéreuses qui se développent dans votre côlon consomment votre énergie et affaiblissent votre système immunitaire.

2 – Douleurs abdominales :

Les douleurs ou crampes abdominales peuvent être le signe de troubles digestifs ou de maladies gastriques bénignes, c’est pourquoi, les gens ne leur accordent généralement pas d’importance. Mais quand elles apparaissent brusquement et sans raison apparente, s’étendent jusqu’au dos, si elles sont persistantes ou accompagnées d’autres symptômes tels que les ballonnements ou les flatulences, il est recommandé de consulter un médecin. Il vous permettra d’en connaître l’origine exacte et ainsi d’augmenter vos chances de guérison en cas de diagnostic positif.

3 – Perturbation du transit intestinal :

Un autre symptôme souvent ignoré est la perturbation du transit intestinal. Ceci peut être facilement détectable à cause des changements de la nature ou de la fréquence des selles et à la présence de saignements plus ou moins abondants. Cette perturbation peut se manifester sous forme d’épisodes de constipation et de diarrhée alternées et persistantes, ou la sensation permanente que les intestins ne sont pas complètement vides et qui provoque une envie constante d’aller à la selle.

4 – Fatigue extrême inexpliquée :

La fatigue est l’un des signes révélateurs du développement du cancer du côlon. À cause des saignements présents dans les selles et qui peuvent engendrer une anémie, ainsi que la perte d’appétit qu’accompagne la propagation des cellules cancéreuses dans le corps, l’état général de la personne atteinte se détériore et elle commence à se sentir de plus en plus fatiguée, même si elle ne fournit pas beaucoup d’efforts.

Ainsi, pour préserver votre santé et réduire vos risques de développer cette maladie, il est important de réguler votre poids en pratiquant une activité physique régulière et en adoptant un régime alimentaire sain, faible en gras et en sucre. Selon une étude menée par l’école de médecine à l’Université de Harvard, les personnes qui consomment beaucoup d’aliments qui font augmenter le taux de glycémie dans le sang ont un risque plus élevé de développer le cancer colorectal, que celles qui en consomment moins. De plus, un contrôle médical périodique, surtout à partir de l’âge de 50 ans, vous permettra de dépister la maladie dans ses premières phases et augmentera considérablement vos chances d’en guérir.